La douche
24 septembre, 2009
Dès le retour des beaux jours, les chevaux doivent s’accommoder des fortes chaleurs. Ils transpirent au moindre effort! Le meilleur moyen de les rafraichir et de les débarrasser de leur sueur, c’est une bonne douche. Mais attention, pas n’importe comment!
Utilité
La douche pour les chevaux, comme pour les hommes, est l’occasion de faire un nettoyage en profondeur. Mais elle ne se fait que lorsque la température extérieure le permet. C’est alors, en même temps, l’occasion d’un rafraichissement complet. Il est essentiel de réussir à présenter cet instant au cheval comme étant un moment de détente et de plaisir.
Méthode
Il est vraiment préférable de ne jamais doucher son cheval seul et de se faire aider. C’est, en effet, un instant où l’on aura pas toute son attention portée sur son compagnon qui peut rapidement s’effrayer avec un tuyau, ou un objet qui tombe. Ayant les mains prises, on ne pourra pas aussi bien qu’un aide, le rassurer et le maitriser.
Afin qu’il n’y ait pas de choc dû à la différence de température entre l’air et l’eau, il faut commencer par doucher longuement les membres, ce qui laissera le temps au corps de s’habituer. Seulement après on peut doucher tout le corps en remontant. Il faut prendre garde à ne pas avoir un jet trop puissant qui pourrait faire mal au cheval.
Enfin, si on veut le décrasser, il faut utiliser un shampooing qui ne soit pas trop agressif pour sa peau, l’idéal étant un shampooing spécialement étudié que l’on trouvera chez son sellier. Il faut bien rincer les restes de savon qui pourraient irriter sa peau en séchant.
Bon à savoir
Il ne faut jamais arroser la tête de son cheval car il déteste avoir de l’eau dans ses oreilles : il a du mal à l’enlever, même en secouant la tête, et cela peut être handicapant pour lui. En effet, l’organe de l’équilibre se trouve dans l’oreille et si elle est pleine d’eau, le cheval peut être comme soul, incapable de tenir sur ses jambes. (voir une anecdote).
Graisser les pieds
24 septembre, 2009
“Pas de pieds, pas de cheval”.
Cet adage populaire montre bien que les pieds d’un cheval sont très importants. Passer de la graisse sur la corne est l’un des soins indispensable. La graisse protège, nourrit, soigne,…et elle n’est pas compliquée à appliquer!
Utilité
Graisser les pieds de son cheval est un élément essentiel du pansage. En effet, lorsque l’on applique de la graisse sur les sabots, non seulement c’est esthétiquement très joli, mais surtout, la graisse va (tout comme le cirage avec nos chaussures) protéger la corne contre les agressions éventuelles. Car l’humidité, la poussière mais surtout l’urine et les crottins abiment les pieds du cheval. De plus, la graisse va “nourrir” la corne : elle lui amène des éléments indispensables pour qu’elle soit de bonne qualité, souple, résistante, ce qui assure au pied une certaine pérennité.
C’est pourquoi il faut régulièrement graisser les pieds de sa monture après le travail, et parfois même avant si le terrain sur lequel on travaille le nécessite (terrain très humide ou au contraire très sec).
Méthode
Avant d’appliquer la graisse, il est indispensable d’avoir parfaitement nettoyé le pied. Il faut également que celui-ci soit parfaitement sec, sans quoi la graisse empêcherait l’eau de s’évacuer, provoquant un pourrissement de la corne. Il faut donc graisser avant de doucher et non après. Une fois le pied propre, il faut prendre un pinceau souple et pas trop large, le garnir de graisse et badigeonner le pied. On peut mettre une bonne quantité; il vaut mieux en mettre trop que pas assez. La graisse s’étale aussi bien sur les parois que sur la sole, la fourchette, les lacunes latérales et médianes.
Bon à savoir
Afin de moins se salir, il est préférable de commencer par graisser la face intérieure, sole et fourchette, puis de s’attaquer à la parois. Si l’on réalise l’opération en sens inverse, on a de fortes chances de s’en mettre plein les mains!
Utiliser la cravache
24 septembre, 2009
Le cavalier prend systématiquement une cravache pour monter à cheval, mais ne s’en sert que rarement. En fait, elle joue avant tout un rôle dissuasif, et vise plus à surprendre qu’à faire mal. Cette aide artificielle permet de pousser le cheval à obéir aux jambes, mais ne doit être utilisée qu’en dernier recours.
Intervenir à bon escient
Il ne faut utiliser sa cravache que si le cheval refuse de réagir aux jambes ou répond de façon incomplète aux pressions de mollet. Dans ce cas, il est nécessaire de le sensibiliser par un coup de cravache juste derrière la jambe. Cela permet de faire réagir le cheval qui sera surpris, mais aussi de lui faire comprendre qu’une réponse partielle à une action de jambe sera toujours suivie d’une punition.
Pour donner un coup de cravache, il faut placer ses deux rênes dans une main, et prendre la cravache dans l’autre. Il faut la tenir comme une canne à pêche, avec un poignet ferme et porter le coup sèchement en arrière de sa jambe. La cravache doit claquer, car le bruit provoqué est souvent plus efficace que le coup en lui-même. La douleur n’est en aucun cas le but recherché; c’est la surprise qui doit faire réagir le cheval et le porter vers l’avant. En effet, le cheval a naturellement le réflexe de fuite devant ce qui le surprend. Surtout, il ne faut pas que la main qui tient les rênes s’oppose au mouvement du cheval au moment où il se porte en avant.
Un rôle surtout dissuasif
Si l’on ne s’en sert que peu, pourquoi s’encombrer avec alors, En fait, la cravache a avant tout un effet dissuasif et sa seule présence peut éviter de nombreux désagréments. Le cheval a un angle de vision très large : il aperçoit la cravache dans la main de son cavalier et sait qu’il peut s’en servir. Il est donc plus attentif et obéissant.
Mais bien que l’on se munisse systématiquement d’une cravache, l’objectif doit être de l’utiliser le moins possible. C’est au cavalier de résoudre ou de prévenir les difficultés grâce aux aides naturelles, afin de ne pas avoir à recourir à une solution plus brutale.
Néanmoins, on peut se servir de cette aide artificielle pour provoquer le mouvement en avant, quand le cheval refuse de répondre aux jambes. Il s’agit alors de donner à sa monture ce que l’on appelle “une leçon de jambes” : le coup de cravache réprimande l’absence de réaction aux pressions de mollet.
Il peut également qu’on soit obligé de se servir de la cravache pour punir les cheval dans certaines situations (s’il donne un coup de pied par exemple).
Ce qu’il faut éviter
Il ne faut jamais oublier que la cravache ne doit être employée qu’en dernier recours. Sinon, le cheval va s’y habituer, ce qui peut entraîner deux types de conséquences : il risque d’attendre l’intervention de la cravache pour avancer et de ne plus répondre aux jambes, ou il peut se blaser et ne plus répondre aux coups. Il n’y a dans ce cas plus de moyen de faire avancer son cheval à la demande. Il ne reste plus alors qu’à reprendre toutes les bases concernant le mouvement en avant pour le cheval et son cavalier.
Enfin, il ne faut jamais utiliser la cravache avant de s’être posé certaines questions : “mon cheval est-il vraiment en tort? Ai-je fait tout ce qu’il fallait au bon moment pour qu’il me comprenne?” C’est une des règles essentielles pour que monture et cavalier se comprennent et se respectent mutuellement.
Sauter des cavaletti
18 septembre, 2009
Pourquoi franchir des cavaletti?
Franchir des lignes de cavaletti permet d’apprendre au cheval à avoir des foulées régulières entre les obstacles, et à anticiper correctement les efforts qu’il doit fournir lors d’un saut. Ces lignes sont aussi un bon moyen de l’habituer à enchaîner un certain nombre d’obstacles. Plusieurs cavaletti à la suite, c’est presque un parcours. Le cheval pourra ensuite franchir des doubles ou des triples ou même tout un vrai parcours sans s’effrayer. Mais surtout, les lignes de cavaletti permettent au cavalier d’observer les défauts de sa monture à l’obstacle pour les corriger. Par exemple, il pourra constater que son cheval se jette sur l’obstacle, qu’il a du mal à se rééquilibrer ou qu’il ne monte pas assez ses épaules. Comme les cavaletti sont bas et rapprochés, leur franchissement n’est pas fatiguant et permet de travailler régulièrement et souvent la qualité des sauts du cheval.
Le cavalier aussi va progresser en franchissant des lignes de cavaletti. Ces saut rapprochés vont l’obliger à renforcer sa position en équilibre, à se stabiliser et à être régulier. En effet, chaque erreur sera immédiatement ressentie et pourra être corrigée. Sur des lignes de petits obstacles, le cavalier peut également faire des exercices qui lui permettront de développer l’indépendance de ses aides.
Comment utiliser les cavaletti?
Le cheval n’est peut être pas vraiment habitué à ce type de travail. Il faut donc familiariser la monture avec l’exercice et faire évoluer les difficultés progressivement. Il est préférable, au début, de commencer avec un seul obstacle. A chaque fois que quelques passages se sont déroulés correctement, un cavaletti peut être ajouté. Il faut travailler au trot dans un premier temps, en recherchant la régularité des foulées. Lorsque le cheval est parfaitement habitué à ce type d’exercice, on va pouvoir le faire travailler de façon plus technique. On peut raccourcir légèrement la distance entre les cavaletti : cela obligera le cheval à se ramasser plus entre les obstacles et à se rééquilibrer d’autant plus vite que le saut est rapproché. Cet exercice incite la monture à accélérer le mouvement de ses antérieurs et à monter plus ses épaules.
Si le cheval n’aime pas les longs sauts, il faut augmenter le distance entre les obstacles : habitué à ne faire qu’une foulée, il sera obligé d’allonger son saut et petit à petit à corrigera son défaut. Il faut toujours penser à bien récompenser l’effort après chaque exercice, surtout s’il s’agit d’une nouveauté.
Pour corriger le cheval qui se jette sur l’obstacle, il faut travailler régulièrement sur une ligne en adaptant les distances entre les cavaletti à sa morphologie. Le franchissement des lignes à répétition va régulariser le cheval. Le fait d’évoluer dans un environnement fixe et sans surprises est gage de stabilité. Dans le cas d’un cheval stressé, cela va changer beaucoup de choses avec le temps.
Dans un travail avec des cavaletti, on peut inclure des exercices destinés à renforcer sa position. Un bon exercice consiste par exemple à mettre ses mains dans son dos au moment de sauter. Cela oblige le cavalier à conserver sa position en équilibre uniquement avec ses jambes et son poids du corps. On peut également essayer de bouger ses mains à chaque saut en touchant ses genoux, tout en regardant quelqu’un au milieu du manège et en comptant à rebours le nombre des obstacles. L’indépendance des aides va progressivement s’améliorer.
Les exercices faisables sont très variés. Mais attention, ils ne doivent en aucun cas gêner le cheval. Celui-ci doit rester confiant pour pouvoir progresser dans le calme et la régularité.
Affronter l’hiver
18 septembre, 2009
Gare aux glissades
Neige et glace sont synonymes de glissades. Mais ce qui peut être amusant sur des pistes de ski ou sur des patins, l’est beaucoup moins pour un cheval! Pour lui, l’hiver est la saison de tous les dangers. S’il dérape sur la glace, le cheval risque de faire ‘le grand écart”, ses membres s’écartant brutalement. Il en résulte souvent de graves déchirures musculaires. Ces dernières sont très difficiles à soigner, puisqu’elles nécessitent une immobilisation prolongée. D’autre part, compte tenu du poids du cheval, les points d’attache des fibres musculaires sur leurs os peuvent se rompre de manière quasiment irréversible. Pour éviter de tels accidents, il faut mettre des crampons sur les fers du cheval. La neige ne présente pas un risque en elle-même, mais elle s’accumule sous les pieds de la monture, formant des boules compactes qui deviennent aussi glissante que de la glace… Une ferrure spéciale, avec une plaque qui empêche la neige de s’agglutiner sous les sabots permet d’éviter cela.
Boisson…pas trop fraiche
Quelle que soit la saison, un cheval a besoin de beaucoup d’eau. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il boit autant en hiver, sinon plus. Or, quand il fait froid, l’eau a tendance a geler en surface. Il faut donc vérifier que le cheval peut s’abreuver correctement à tout moment. Mais attention : si elle est trop froide, le cheval risque d’avoir des mots d’estomac. C’est pourquoi il vaut mieux lui amener souvent à boire en petites quantités, plutôt que de lui laisser un abreuvoir plein dont il faut casser régulièrement la glace en surface.
Bien au chaud
A l’état sauvage, les chevaux ne craignent pas le froid, car leur poil s’épaissit en hiver pour les protéger. Mais leur résistance et leur capacité d’adaptation aux basses températures sont moins grandes quand ils sont au box. En effet, il y fait plus chaud et leurs poils ne se développent pas suffisamment. Si le cheval est tondu, il faut prendre encore plus de précautions. La première consiste à augmenter la température ambiante du box en y conservant un peu de fumier (que l’on appelle “gâteau”) et en remettant de la paille tous les jours. Il faut aussi bien sûr couvrir le cheval pour ne pas qu’il ait froid, surtout la nuit. Il ne faut pas oublier que quelle que soit la température, les courants d’air sont ce que le cheval redoute le plus.