Viagra

Déplacer son cheval en main

24 octobre, 2009

A pied, faire comprendre à son cheval les directions à prendre n’est pas toujours facile. Surtout si l’on veut le faire tourner ou reculer. Voici quelques conseils pour se déplacer harmonieusement avec lui.

Tourner

Sachant que l’on est toujours du côté gauche, voici le meilleur moyen de faire tourner son cheval vers la droite : il faut le devancer car, habituellement, on est placé entre sa tête et son épaule. En saisissant le licol ou en remontant sa main sur la longe ou les rênes, on doit pousser sa main vers la droite. Pour améliorer ce résultat, on peut le ralentir avant de tourner. Cela permettra de le précéder plus facilement. Cette tension créée sur la longe aidera également à mieux contrôler la direction prise.
Lorsque l’on tourner à gauche, il faut utiliser la tendance naturelle du cheval à se rapprocher de son cavalier. Il suffit donc de ralentir progressivement, en l’attirant légèrement vers soi, et le tour est joué! Mais il y a un risque : il faut prendre des précautions pour éviter qu’il n’écrase les pieds. Il est indispensable de garder une longe tendue en le repoussant légèrement vers la droite. Si, par hasard, il se rapprochait vraiment trop près, il faut lever son bras droit à hauteur de son visage et il s’écartera!

Reculer

Tout d’abord, il faut s’assurer qu’il n’y a pas d’obstacles (fossé, barrière, fourche,…) sur le tracé qu’il va parcourir. Ensuite, il va falloir se placer face à lui, devant son poitrail. On va créer un mouvement vers l’avant à l’aide d’un appel de langue. Au moment où le cheval va commencer à avancer, on va s’opposer à ce mouvement en exerçant une traction vers l’arrière sur la longe, tout en lui touchant le poitrail avec la main. Cela devrait suffire à le faire reculer. Beaucoup de chevaux savent reculer sans même que l’on ait besoin de tirer sur la longe. Il suffit de dire “recule” ou “en arrière”, en leur touchant le poitrail. Il ne faut pas oublier que l’on dirigera le cheval en tournant la tête et les épaules vers la droite pour aller à gauche, et inversement.

Se déplacer de côté

Pour le déplacement latéral, il faut créer un mouvement mais s’y opposer en suggérant un autre déplacement. En fait, il faut proposer d’aller sur le côté, en poussant les épaules tout en les empêchant d’avancer. Mais, si le cheval ne sait pas le faire, il faudra se faire aider par une deuxième personne qui poussera, en douceur, les fesses du cheval une fois le mouvement enclenché. Surtout, il ne faut pas exercer de pressions brutales qui pourraient bloquer ou affoler le cheval. Il risquerait alors de bousculer son cavalier en cherchant à échapper à la pression.

Ce sont les Anglais qui ont inventé ces jeux. Comme pour le horse-ball ou lo polo, on y joue en équipe. Il s’agit de réaliser le mieux possible une série de jeux imposés. Chaque année, quinze jeux sont sélectionnés parmi tous ceux qui existent : ce seront les jeux de l’année et ils figureront au programme de toutes les compétitions de pony-games. Les plus connus sont le slalom, qui consiste pour chaque cavalier à slalomer le plus vite possible entre cinq piquets, sans en faire tomber aucun, sous peine de devoir le remettre en place. Il y a aussi le jeu des ballons, où les cavaliers doivent crever un ballon posé eu centre de la piste à l’aide d’une pique. Le jeu de l’épée demande de l’adresse : il faut décrocher un anneau fixé à un piquet grâce à une épée en plastique. Un autre jeu consiste à déposer et ramasser des balles de ping-pong posées sur des cônes. Comme il faut être le plus rapide, la plupart de ces jeux se font au galop. Il faut donc un bon niveau équestre. Cette discipline est très complète : elle donnera audace et vivacité, l’esprit d’équipe, le sens de la compétition et du fair-play. La preuve : à la fin de chaque jeu, les petits Anglais applaudissent toujours le dernier!

Le Sire

24 octobre, 2009

Le Sire est le système d’identification répertoriant les équidés. Une sorte de mairie des chevaux, ânes et poneys, qui leur délivre une carte d’identité avec leur description physique, leur passeport et leur carnet de vaccination.

Trotter sur le bon pied

24 octobre, 2009

Lorsque le cheval trotte, il saute d’un bipède (bi=2, “pede” pour pieds) diagonal sur l’autre. Cela veut dire qu’il se déplace en associant ses membres diagonalement, par exemple, l’antérieur gauche et le postérieur droit. Ce bipède diagonal prend le nom de l’antérieur qui lui est associé. Dans notre exemple, le bipède diagonal gauche. Dans la mesure où le trot ne peut avoir que deux temps, par poser d’un bipède puis de l’autre, en trottant enlevé, on trotte forcément avec l’un ou avec l’autre.

Pourquoi?

Qu’est ce donc que cette notion de trot avec le bon diagonal? Elle est apparue avec l’enseignement de l’équitation en milieu clos, en l’occurrence un manège. Il s’agissait de gêner le moins possible le cheval habitué à évoluer sur des terrains de grande taille, qui se retrouvait dans un milieu confiné avec des tournants rapprochés pouvant le déséquilibrer. On a donc choisi de trotter avec le bipède diagonal extérieur, c’est-à-dire l’antérieur situé du côté du mur et le postérieur intérieur. De cette manière, le cavalier est en l’air lorsque l’antérieur extérieur et le postérieur intérieur sont en l’air, puis assis lorsque l’antérieur intérieur et le postérieur extérieur sont en l’air.
Vous pourrez me dire que vous ne voyez pas l’importance de cela. Oui, mais quand utilise-t-on ses jambes, à cheval? Lorsque nous sommes assis! Ainsi, le cavalier provoquera une poussée plus importante du postérieur intérieur qui aura tendance à rapprocher le cheval du mur, et donc à se redresser dans les tournants. L’ensemble de ces deux phénomènes assure au cheval un meilleur équilibre et plus de confort pour travailler dans de meilleures conditions.

Comment?

Savoir pourquoi l’on doit trotter avec tel ou tel diagonal est facile à comprendre, mais savoir le faire est déjà une tâche un peu plus ardue, en tout cas au début. Il faut absolument décomposer la tâche si l’on ne veut pas devenir fou. On va devoir en effet, voir le mouvement des antérieurs et en même temps définir avec quel antérieur on se lève. Dans un premier temps, il faut s’entraîner à voir les antérieurs se lever au pas (allure lente) : le membre se lève lorsque les deux os qui forment la pointe de l’épaule s’avancent. C’est à ce moment précis que l’on peut dire que l’antérieur est en l’air. On va ensuite pouvoir essayer au trot enlevé. Si l’on ne visualise pas immédiatement avec quel antérieur on se lève, il faut associer au signal visuel un signal sonore. Tout en continuant à trotter enlevé, on dit “top” (dans sa tête ou à haute voix), à chaque fois que l’on voit l’un des antérieurs se lever (et toujours le même). Quand on a bien reconnu l’antérieur du top, il faut l’identifier : s’agit-il de celui qui est vers le mur ou de celui qui est vers l’intérieur? Si l’on s’assoit au moment où l’antérieur du mur est en l’air, on trotte sur le mauvais diagonal. Comment rectifier? Rien de plus simple : le trot étant une allure à deux temps. Lorsque l’on s’assied dans sa selle, on reste un temps supplémentaire assis, et l’on sera alors sur le bon diagonal, il ne nous restera plus qu’à reprendre le trot enlevé… sur le bon pied!
A chaque fois que l’on a besoin de changer de diagonal, il suffit de s’assoir de temps dans la selle (ou rester deux temps en l’air au lieu d’un).
Enfin, il ne faut pas oublier de changer de bipède diagonal chaque fois que l’on change de main, puisque chaque fois l’épaule extérieure devient l’épaule intérieure. L’idéal est à terme de ne plus devoir regarder avec quel antérieur on trotte, mais de sentir dès le départ quel postérieur se met le premier en mouvement, ce qui permet de réagir encore plus vite!

La serpentine est une figure de manège, composée de plusieurs demi-cercles, très répandue dans les reprises de dressage.
La serpentine à trois boucles entraine un changement de main, contrairement à la serpentine à quatre boucle. Pour que cette figure soit bien réalisée, la position du cheval est essentielle. En effet, celui-ci doit être correctement incurvé sur les courbes. Et le changement d’incurvation doit se faire exactement à la tangente de la boucle. La seconde chose essentielle, est le tracé. La trajectoire réalisée doit être précise, il faut passer par des points exacts. Mais alors, comment savoir par où il faut passer pour réaliser correctement une serpentine?
Prenons l’exemple d’une serpentine à 3 boucles, et… faisons des mathématiques!!
Supposons que nous disposons d’une carrière de 60 mètres, et que l’on démarre en A. Chaque boucle (ou demi-cercle) doit avoir un diamètre de 60/3 = 20 mètres, soit un rayon de 10 mètres. Nous allons donc rejoindre la piste, à une distance de 10 mètres de la largeur. La première lettre (F) est située à 6 mètres, et la seconde (P) à 12 mètres de F. Il faut donc passer à 10-6 = 4 mètres de F, soit 1/3 de la distance entre F et P. A cet endroit, on vient d’arriver sur la piste, que l’on quitte aussitôt, car nous somme en train d’effectuer une boucle. Ce demi-cercle doit se termniner sur la ligne du milieu, à 20 mètres de A. D se situant à 6 mètres de A, et L à 12 mètres de D (soit 18 mètres de A), il faut donc passer 2 mètres après L (2 mètres après l’axe P-V). C’est à cet endroit que l’on change l’incurvation du cheval, pour entamer le deuxième demi-cercle. Il faut donc rejoindre la piste opposée à 20+10 = 30 mètres, pile au niveau de la lettre E (6+12+12)!
Et ainsi de suite jusqu’à la fin : on rejoint la ligne du milieu 2 mètres avant I (axe R-S), en changeant l’incurvation. Puis on retourne vers la piste à 2/3 de la distance entre R et M. Et il ne nous reste plus qu’à terminer en C!
La logique et les calculs sont les mêmes pour un nombre différents de boucles ou une longueur différente de carrière.
Soigner son tracé est très important pour la bonne réalisation de cette figure.

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