Mener son cheval au pré en 8 étapes
18 octobre, 2009
1. Vérifier la clôture
Avant d’aller chercher son cheval, il faut faire le tour du pré et vérifier l’état de la clôture, de la pâture et de la barrière. Attention aux trous et aux portes rebelles qui provoqueraient une situation délicate une fois le cheval lâché.
2. Ouvrir la barrière
Il faut amené le cheval près de la barrière du parc, sans précipitation en la tenant fermement. Ensuite, il faut se placer entre le cheval et la barrière afin de pouvoir ouvrir celle-ci sans qu’elle le heurte. Puis la déverrouiller et l’ouvrir en grand pour passer à deux sans se blesser.
3. Entrer dans le pré
Une fois la barrière ouverte, il faut tirer le cheval dans le pré. Attention, là encore, c’est au cavalier de contrôler la situation : le cheval ne doit ni pousser ni passer devant.
4. Refermer la barrière
Une fois à l’intérieur du pré, il faut immobiliser le cheval, se retourner et bien fermer la porte. Rien que cette opération qui paraît simple réclame beaucoup de sang-froid et de concentration.
5. Se retourner
Le cheval doit être amener à une bonne distance à l’intérieur du pré, assez loin de l’entrée. il faut lui faire faire demi-tour afin qu’il puisse voir que la barrière est fermée. Ensuite, le regarder et le caresser.
6. Enlever le licol
Il faut ensuite lui enlever le licol en faisant attention de tenir la longe avec précaution afin de ne pas l’effrayer.
7. Caresser
Le moment est venu de le caresser puis de reculer de quelques pas. Surtout, il ne faut l’exciter en lui donnant une tape sur la croupe ou le cou : cela l’encouragerait à galoper autour du pré. De cette façon, le cheval restera où il est.
8. Le quitter et l’observer
Enfin, il faut le quitter calmement. Il ne devrait pas suivre son cavalier vers la sortie. En sortant du pré, il faut rester un peu à l’écart pour voir si tout se passe bien : si le cheval n’est pas trop excité et ne risque pas de se blesser ou s’il cherche à s’échapper.
Et aussi…
Il se peut que d’autres chevaux se trouvent déjà dans le pré. Il s’agit alors de garder le nouvel arrivant loin d’eux, pour qu’ils s’habituent les uns ou autres. Dans ce cas, il faut entrer seul dans le pré et poser par terre, loin de l’entrée, des friandises afin d’occuper les autres chevaux. On peut ensuite amener sa monture.
Il ne faut pas essayer d’amener deux chevaux au pré à la fois : cela ne fait que doubler les difficultés. Faire deux voyages est plus recommandé!
Conseils
- Ne pas être nerveux car le cheval le sentira. S’il est excité, garder son sang-froid et lui parler doucement pour qu’il se calme
- Garder une bombe et des gants pour éviter de se blesser
- Si le cheval est un peu difficile, protéger ses membres avec des guêtres afin qu’il ne se blesse pas en galopant comme un fou
- Utiliser une longe assez longue pour rester à bonne distance s’il a tendance à manifester sa joie par des coups de cul intempestifs
- Ne lâcher le cheval qu’une fois dans le pré et la barrière refermée
- Quand le cheval est détaché, ne pas lui tourner le dos, mais marcher à reculons jusqu’à la barrière en le quittant pas des yeux
Les chaps
18 octobre, 2009
Le mot chaps est une abréviation de chaparajos. Ce sont des jambières plus ou moins longues, portées sur le pantalon pour protéger les jambes.
L’entretien du matériel
18 octobre, 2009
Si tous les cavaliers aiment monter à cheval et bichonner leur cheval, ce qui semble logique, il faut bien avouer que pour la plupart d’entre eux, entretenir leur matériel et plus particulièrement leur harnachement est une vraie plaie. Il est vrai que l’opération prend un certain temps, si elle est faite dans les règles de l’art, et demande même minutie et précision. Pourtant, pour certains cavaliers (mais il restent minoritaires), c’est un vrai bonheur de manipuler toutes les pièces de cuir qui constituent leur harnachement.
Faire durer son matériel
Le cuir est, en effet, une matière noble qui demande un certain entretien afin d’allonger sa durée de vie et de le garder beau. Un cuir neuf est souple mais, en vieillissant et en subissant les épreuves qu’on lui impose, il se dessèche, se racornit, devient cassant et perd de sa patine. Progressivement, le cuir exposé à la pluie, au soleil et à la sueur du cheval perd de sa souplesse. De plus, les frottements des matières abrasives comme le sable finissent par l’user. C’est donc tout d’abord pour faire durer son matériel qu’il faut l’entretenir. Sans oublier l’aspect esthétique : il est quand même plus agréable d’aborder un matériel impeccable que sale et sans allure.
Le confort du cheval
Mais la durée de vie du harnachement n’est pas la seule raison de bien entretenir ce dernier. Le cheval est en contact permanent avec les différentes pièces du filet. Le mors, par exemple, qu’il a directement dans la bouche, doit toujours être impeccablement propre. Il faut donc le nettoyer soigneusement après chaque utilisation, afin que cela soit plus agréable pour le cheval de le mâchouiller. La sangle aussi doit être parfaitement nettoyée car s’il reste des particules de boue séchée dessus, avec les frottements cela va finir par blesser le cheval. L’entretien du harnachement prend alors un tour plus sérieux puisqu’il y va du confort et du bien-être du cheval qui a le droit, lui aussi, à quelques égards.
Et puis, il y va aussi de la sécurité du cavalier. On l’a vu, un cuir mal entretenu devient sec, cassant, et perd de son élasticité. Et à force, c’est exactement ce qui se passe : il casse ! Imaginons une sangle qui se rompt en plein galop ou des rênes qui se brisent et restent dans les mains du cavalier, sans plus rien au bout… Cela peut avoir des conséquences dramatiques. Entretenir régulièrement son harnachement permet de vérifier son état, s’il n’est pas usé ou si une pièce n’est pas en train de lâcher, de se déchirer ou de se découdre. c’est, en fait, comme faire la check-list d’un avion avant de décoller : en plein vol, il est trop tard pour s’apercevoir que telle pièce est défaillante.
Entretien, mode d’emploi
Si l’on est absolument convaincu qu’il faut entretenir son matériel, ce n’est pas non plus la peine de se transformer en fée de l’écurie! On ne nettoie pas son matériel à chaque sortie mais environ une fois par semaine. En ce qui concerne le filet, pour un nettoyage sérieux, il faut le démonter complètement. Pour éliminer la saleté, on utilise tout simplement de l’eau et du savon glycériné qui nourrit le cuir et lui permet de conserver sa souplesse et sa solidité. Il faut toujours insister davantage sur la face interne car c’est elle qui se salit le plus. Il ne faut pas, bien sûr, se contenter de passer une éponge humide mais il s’agit de savonner énergiquement toutes les parties du harnachement. On laisse ensuite sécher.
Si les cuirs sont très secs, il faut, après nettoyage, les graisser à l’aide d’un chiffon ou d’un pinceau enduit de Sapo, par exemple. En ce qui concerne la selle, il vaut mieux éviter de trop graisser les endroits qui sont en contact avec les vêtements mais on peut enduire l’envers des quartiers. Enfin, avec une vieille chaussette de laine que l’on aura enfilée comme un gant, on peut lustrer la surface afin que les cuirs reluisent comme un sou neuf!
Ce n’est donc pas une opération très difficile mais elle est bien utile car elle garantit la sécurité du cavalier, le confort du cheval et allonge la durée de vie du matériel. Il faut s’obliger à le faire une fois par semaine, et ne pas le vivre comme une corvée, mais plutôt comme un excellent remède anti-stress!
Le matériel à posséder absolument
- Deux seaux, un pour le nettoyage, un pour laisser tremper le mors pendant que l’on s’occupe du reste
- Une éponge
- Un gros pinceau
- Un savon glycériné
- Un pot de graisse à cuir
- Une vieille chaussette
Et pour les cuirs vraiment très secs et en très mauvais état, un pot d’huile de pied de bœuf à étaler avec un pinceau.
Monter par tous les temps
17 octobre, 2009
Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, on n’est quasiment toujours prêt à monter. C’est bien, mais qu’en pense le cheval? Les allures sont a adapter au terrain… mais également aux conditions météo! pas de grands galops en plein soleil par 35°, ni sur un sol gelé. Mieux vaut sortir “à la fraiche”, tôt le matin ou tard le soir. Attention aussi aux sols très durs de l’été ou de l’hiver (gel).
Si le cheval travaille régulièrement pendant l’hiver, il sera plus à l’aise s’il est tondu.
Comment le rendre blanc et enlever les taches?
16 octobre, 2009
Les chevaux de spectacles sont souvent gris, presque blancs. Peut-être accrochent-ils mieux la lumière? Le problème, c’est que ces robes sont très salissantes : sur elles, les traces d’urine ou de boue ne peuvent pas passer inaperçues. Il faut donc avoir un peu d’huile de coude pour avoir un cheval éblouissant!
Éliminer les taches d’urine
Pour se reposer, le cheval se couche fréquemment dans son box. Bien que celui-ci soit régulièrement nettoyé, il ne peut pas être toujours parfaitement propre. Les dimensions des boxes n’étant bien souvent pas suffisantes pour permettre au cheval de se garde un coin au sec, il ne peut pas faire autrement que se coucher là où la paille est humide. Et lorsqu’il se couche, il reste généralement au sol un long moment, laissant ainsi le temps à l’urine de s’imprégner en profondeur.
Si la tache que l’on souhaite enlever est encore humide, il est à peu près impossible de la faire disparaître sans une douche et un shampooing… et encore, le résultat n’est pas garanti! Si la tache est sèche, il faut commencer par éliminer le surplus de crasse en frottant les poils avec une étrille, par des mouvements circulaires et concentriques. Puis il faut frotter la tache à l’aide de charbon de bois, toujours vers le centre, pour éviter d’étaler. Il faut ensuite laisser agir, puis frotter avec le bouchon : la tache devrait avoir disparu. Si ce n’est pas le cas et que le temps le permet, il faut savonner et rincer les poils. Le résultat devrait être impeccable!
Eviter qu’il vire au jaune
Même en s’appliquant énormément lors du pansage, il est impossible d’éliminer totalement la saleté, et à la longue, les poils jaunissent. Dire que ce phénomène est normal, ne veut pas dire qu’il faille s’y résigner, bien au contraire, il existe des moyens de lutter! Par exemple, on peut utiliser des shampooings spécialement conçus pour les chevaux ayant une robe claire, qui vont donner du brillant à la robe et lutter, du même coup, contre le jaunissement des poils. Il existe également des produits à vaporiser sur les poils, ils limitent le dépôt de saleté et donc son incrustation. Mieux vaut prévenir que guérir!
Nettoyer les membres
Les impuretés proviennent-elles du milieu dans lequel le cheval travaille ou du box? Dans le premier cas, il suffit de faire un pansage plus approfondi après le travail pour éliminer le sable avant qu’il ne se soit complètement incrusté dans les poils. On peut aussi avoir recours à la douche.
En revanche, si les taches ont été faites au box, il faut insister sur les membres lors du pansage (sans frotter comme une brute tout de même!). Après quoi, une douche avec shampooing s’impose. Si ça n’est pas encore parfait, on peut éventuellement et ponctuellement diluer un peu d’alcool à bruler avec de l’eau et l’appliquer, avec un chiffon, par des mouvements lents de bas en haut. Attention : frotter trop énergiquement et dans tous les sens provoquerait une hyper sensibilité du membre, le rendant douloureux au moindre contact.
Il existe également une pierre ponce spéciale chevaux, qui permet d’enlever les taches de boue et d’urine.