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Dent envahissante

23 janvier, 2010

On parle de dent envahissante, ou dominante, lorsqu’une dent est plus longue que les dents adjacentes. Cet excès de longueur peut aller de quelques millimètres à plus d’un centimètre dans les cas les plus graves. Cette dent envahissante va bloquer la mâchoire inférieure du cheval dans une position anormale et inconfortable. De plus, la mobilité de la mâchoire sera limitée et donc l’efficacité de la mastication sera réduite.
Ce genre de problème peut apparaître dès le plus jeune âge, mais on rencontre souvent les cas les plus extrêmes chez les chevaux âgés.
Un nivellement efficace de la dent permettra de la ramener à un niveau normal. Cependant, il faut imaginer que si une dent est trop longue, celle qui se trouve en face (qu’on appelle l’antagoniste) sera sans doute trop courte : on parle alors de dent dépressive. Or, si le praticien est capable de râper une dent trop longue, il ne peut pas rajouter de la substance sur la dent trop courte. Il sera donc nécessaire de laisser le temps à la dent dépressive de faire éruption, en maintenant à un niveau normal la dent qui était dominante. Il faudra alors un certain temps et plusieurs interventions dentaires pour que ces deux dents soient de nouveau en contact à un niveau normal.

Les grains de suie

23 janvier, 2010

Avez-vous déjà observé de près l’œil d’un cheval? Des petits nodules, que l’on appelle grains de suie ou corpora nigra, se détachent de l’iris et masquent une partie de la pupille de l’animal. Ces petits “choux-fleurs” noirs qui ourlent le bord supérieur de l’iris sont en quelque sorte les lunettes de soleil du cheval, qui protègent son œil des rayons du soleil.

Les ruminants aussi

Les chevaux ne sont pas les seuls animaux à en posséder. Les vaches, les chameaux, les dromadaires, les lamas en ont aussi. En observant leurs yeux, vous y verrez des granules iridiens se détachant aussi bien des berges supérieures des iris que de leurs berges inférieures, constituant de véritables peignes protecteurs de la lumière. Les chevaux, eux, n’ont des grains de suie qu’au pôle supérieur de la pupille.

De rares pathologies

Il semble extrêmement rare que les grains de suie gênent la vision des équidés, même lorsqu’ils sont très volumineux. De petits kystes bien ronds et pédiculés, comme des ballons, se détachent parfois des grains de suie. Ils sont mobiles dans la prunelle et laissent passer la lumière lorsqu’on les éclaire fortement. Il ne faut pas les confondre avec les mélanomes, qui sont très rares mais qui forment des tumeurs solides opaques à la lumière. Les kystes issus des granules iridiens sont généralement sans conséquence pour la vision. On peut toutefois les “dégonfler” grâce à un traitement au laser.

Incidence sur la vision

On ne sait pas avec précision dans quelle mesure ces excroissances occultent la vision des chevaux vers le haut. Les rares études dont on dispose mettent toutefois en évidence une zone aveugle perpendiculaire au chanfrein de l’animal, laquelle impliquerait qu’il lève la tête pour voir devant lui.

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