Les cloches
26 février, 2010
Tout comme les tendons, les sabots doivent aussi être protégés car les blessures y sont souvent longues à cicatriser. Les cloches vont servir à protéger la couronne et les glomes car cette partie du corps n’est pas prévue pour recevoir des coups répétés. Les cloches sont en caoutchouc et s’enfilent sur le sabot du cheval. Ce n’est pas très facile à mettre mais c’est très efficace. Il faut d’abord les retourner, puis les enfiler sur le sabot, et enfin les remettre dans le bon sens. Là aussi, c’est un coup de main à attraper et dans ce domaine, rien de tel que l’entrainement! Maintenant, il existe des cloches “à scratch” qui sont beaucoup plus faciles et rapides à mettre en place!
L’entretien du matériel
18 octobre, 2009
Si tous les cavaliers aiment monter à cheval et bichonner leur cheval, ce qui semble logique, il faut bien avouer que pour la plupart d’entre eux, entretenir leur matériel et plus particulièrement leur harnachement est une vraie plaie. Il est vrai que l’opération prend un certain temps, si elle est faite dans les règles de l’art, et demande même minutie et précision. Pourtant, pour certains cavaliers (mais il restent minoritaires), c’est un vrai bonheur de manipuler toutes les pièces de cuir qui constituent leur harnachement.
Faire durer son matériel
Le cuir est, en effet, une matière noble qui demande un certain entretien afin d’allonger sa durée de vie et de le garder beau. Un cuir neuf est souple mais, en vieillissant et en subissant les épreuves qu’on lui impose, il se dessèche, se racornit, devient cassant et perd de sa patine. Progressivement, le cuir exposé à la pluie, au soleil et à la sueur du cheval perd de sa souplesse. De plus, les frottements des matières abrasives comme le sable finissent par l’user. C’est donc tout d’abord pour faire durer son matériel qu’il faut l’entretenir. Sans oublier l’aspect esthétique : il est quand même plus agréable d’aborder un matériel impeccable que sale et sans allure.
Le confort du cheval
Mais la durée de vie du harnachement n’est pas la seule raison de bien entretenir ce dernier. Le cheval est en contact permanent avec les différentes pièces du filet. Le mors, par exemple, qu’il a directement dans la bouche, doit toujours être impeccablement propre. Il faut donc le nettoyer soigneusement après chaque utilisation, afin que cela soit plus agréable pour le cheval de le mâchouiller. La sangle aussi doit être parfaitement nettoyée car s’il reste des particules de boue séchée dessus, avec les frottements cela va finir par blesser le cheval. L’entretien du harnachement prend alors un tour plus sérieux puisqu’il y va du confort et du bien-être du cheval qui a le droit, lui aussi, à quelques égards.
Et puis, il y va aussi de la sécurité du cavalier. On l’a vu, un cuir mal entretenu devient sec, cassant, et perd de son élasticité. Et à force, c’est exactement ce qui se passe : il casse ! Imaginons une sangle qui se rompt en plein galop ou des rênes qui se brisent et restent dans les mains du cavalier, sans plus rien au bout… Cela peut avoir des conséquences dramatiques. Entretenir régulièrement son harnachement permet de vérifier son état, s’il n’est pas usé ou si une pièce n’est pas en train de lâcher, de se déchirer ou de se découdre. c’est, en fait, comme faire la check-list d’un avion avant de décoller : en plein vol, il est trop tard pour s’apercevoir que telle pièce est défaillante.
Entretien, mode d’emploi
Si l’on est absolument convaincu qu’il faut entretenir son matériel, ce n’est pas non plus la peine de se transformer en fée de l’écurie! On ne nettoie pas son matériel à chaque sortie mais environ une fois par semaine. En ce qui concerne le filet, pour un nettoyage sérieux, il faut le démonter complètement. Pour éliminer la saleté, on utilise tout simplement de l’eau et du savon glycériné qui nourrit le cuir et lui permet de conserver sa souplesse et sa solidité. Il faut toujours insister davantage sur la face interne car c’est elle qui se salit le plus. Il ne faut pas, bien sûr, se contenter de passer une éponge humide mais il s’agit de savonner énergiquement toutes les parties du harnachement. On laisse ensuite sécher.
Si les cuirs sont très secs, il faut, après nettoyage, les graisser à l’aide d’un chiffon ou d’un pinceau enduit de Sapo, par exemple. En ce qui concerne la selle, il vaut mieux éviter de trop graisser les endroits qui sont en contact avec les vêtements mais on peut enduire l’envers des quartiers. Enfin, avec une vieille chaussette de laine que l’on aura enfilée comme un gant, on peut lustrer la surface afin que les cuirs reluisent comme un sou neuf!
Ce n’est donc pas une opération très difficile mais elle est bien utile car elle garantit la sécurité du cavalier, le confort du cheval et allonge la durée de vie du matériel. Il faut s’obliger à le faire une fois par semaine, et ne pas le vivre comme une corvée, mais plutôt comme un excellent remède anti-stress!
Le matériel à posséder absolument
- Deux seaux, un pour le nettoyage, un pour laisser tremper le mors pendant que l’on s’occupe du reste
- Une éponge
- Un gros pinceau
- Un savon glycériné
- Un pot de graisse à cuir
- Une vieille chaussette
Et pour les cuirs vraiment très secs et en très mauvais état, un pot d’huile de pied de bœuf à étaler avec un pinceau.
Le bosal
14 octobre, 2009
Un bosal est un enrênement d’origine mexicaine ou argentine qui ne comporte pas de mors. En cuir épais et raide, il ressemble à une muserolle et se ferme près des ganaches, par un gros nœud auquel se rattachent les rênes. Le bosal permet de diriger le cheval en agissant sur les ganaches mais il ne permet pas un travail précis.
Bien choisir sa selle
5 octobre, 2009
La selle est l’équipement le plus important et certainement le plus onéreux de la panoplie du cavalier. Bien conçue et bien adaptée, elle permettra au cavalier comme au cheval de réaliser de bonnes performances. Il faudra donc être attentif à la qualité de la conception et de la construction.
- La selle doit s’adapter confortablement au dos du cheval, sans entraver de quelque façon que ce soit les mouvements naturels du cheval
- La selle doit convenir au cavalier aussi bien qu’au cheval, notamment en ce qui concerne la taille du siège et la longueur des jambes. Sa configuration doit également permettre au cavalier de s’asseoir correctement, sans effort inutile, le plus en avant possible vers le pommeau. Comme une paire de chaussures, une selle doit être “cassée” par le cavalier. Elle sera plus confortable au bout de quelques utilisations.
- La forme de la selle doit correspondre à l’activité pour laquelle elle a été conçue, qu’il s’agisse d’une selle tout usages, de saut, de randonnée,…
- La qualité des matériaux et de la construction doit être suffisamment bonne, afin que la selle ne présente pas de risques et puisse durer un certain temps.
Les bandes de travail
20 juillet, 2009
Les chevaux sont des sportifs. Et comme tous les sportifs, qu’ils fassent de la compétition ou non, il leur faut un équipement adapté. Les bandes de travail en font partie.
Il a beau peser près de 400 kilos, et être imposant, le cheval n’en a pas moins ses faibles. Ses jambes très fragiles en font partie. Que ce soit à l’obstacle, quand elles doivent supporter le saut ou qu’elles heurtent une barre de 10 kilos, en endurance sur des terrains plus ou moins durs, en compétition de dressage ou tout simplement en reprise, les jambes du cheval en voient de toutes les couleurs. En effet, elles encaissent des chocs répétés qui finissent par laisser des traces physiques. Les bandes de travail font partie de la panoplie des protections des membres, dont le but est de limité les risques de blessure. Les bandes de travail ou de polo sont couramment utilisées pour protéger les membres.
A quoi ça sert?
Comme les guêtres, elles protègent des coups mais elles ont un autre avantage : elles maintiennent les jambes et sont donc particulièrement recommandées aux chevaux fragiles des tendons. De plus, certains chevaux à la peau plus délicate, supportent mieux ce type de protection. Les guêtres peuvent en effet les blesser en frottant contre la peau. Inconvénient que l’on évite avec les bandes de travail. En revanche, leur mise en place demande plus de doigté que les guêtres.
Avant de poser des bandes de travail, il faut s’assurer que les membres sont propres et secs car sinon les bandes, par frottement, pourraient blesser le cheval. Il faut les ajuster correctement, car trop serrées, elle gêneraient la circulation du sang et feraient plus de tort que de bien. Trop lâches, elles ne servent à rien sinon à risquer que le cheval se prenne les pieds dedans quand elles vont se défaire! Ainsi, mal posées, des bandes peuvent avoir des effets très néfastes. C’est pour cette raison que leur pose est si délicate et non confiée à des débutants.
Placement : mode d’emploi
Avant toute chose, il faut que les bandes soient bien enroulées pour faciliter leur manipulation. Des petits feutres ou cotons fins sont utiles sous les bandes car ils leur évitent de glisser. Il faut aussi prendre garde à placer les bandes de façon à ne pas gêner les mouvements du cheval : elles se placent donc sur le canon, juste en dessous de l’articulation (genou ou coude) et jusqu’au boulet. On place d’abord le feutre au milieu du canon, en prenant soin de ne pas mettre un bord sur un tendon. On passe ensuite à la bande. On commence par la poser sur la partie supérieure du canon; le premier tour de bande se fait horizontalement, puis les autres se font en spirale, en descendant de façon régulière.
Une pose harmonieuse
Il faut descendre assez rapidement et remonter plus lentement si l’on veut que la pose soit harmonieuse, et surtout que la bande tienne bien. Après avoir entouré le boulet, sans le comprimer, on remonte jusqu’en haut du canon, le dernier tour recouvrant le premier. L’idéal est de finir avec l’attache à l’extérieur, ainsi la bande tiendra mieux. Il faut toujours avoir la même tension de bande, et s’il reste trop de bande à la fin, il vaut mieux recommencer que de faire plusieurs tours sur place. Et pour faire les choses dans les règles de l’art, il faut que l’espace entre deux tours soit le même afin que cela soit joli! Un petit conseil : en enlevant les bandes, il ne faut pas chercher à les enrouler en même temps. Il suffit de le faire tranquillement après, avec le plus grand soin car de cela aussi dépend leur bonne pose!