Viagra

Ce sont les Anglais qui ont inventé ces jeux. Comme pour le horse-ball ou lo polo, on y joue en équipe. Il s’agit de réaliser le mieux possible une série de jeux imposés. Chaque année, quinze jeux sont sélectionnés parmi tous ceux qui existent : ce seront les jeux de l’année et ils figureront au programme de toutes les compétitions de pony-games. Les plus connus sont le slalom, qui consiste pour chaque cavalier à slalomer le plus vite possible entre cinq piquets, sans en faire tomber aucun, sous peine de devoir le remettre en place. Il y a aussi le jeu des ballons, où les cavaliers doivent crever un ballon posé eu centre de la piste à l’aide d’une pique. Le jeu de l’épée demande de l’adresse : il faut décrocher un anneau fixé à un piquet grâce à une épée en plastique. Un autre jeu consiste à déposer et ramasser des balles de ping-pong posées sur des cônes. Comme il faut être le plus rapide, la plupart de ces jeux se font au galop. Il faut donc un bon niveau équestre. Cette discipline est très complète : elle donnera audace et vivacité, l’esprit d’équipe, le sens de la compétition et du fair-play. La preuve : à la fin de chaque jeu, les petits Anglais applaudissent toujours le dernier!

Trotter sur le bon pied

24 octobre, 2009

Lorsque le cheval trotte, il saute d’un bipède (bi=2, “pede” pour pieds) diagonal sur l’autre. Cela veut dire qu’il se déplace en associant ses membres diagonalement, par exemple, l’antérieur gauche et le postérieur droit. Ce bipède diagonal prend le nom de l’antérieur qui lui est associé. Dans notre exemple, le bipède diagonal gauche. Dans la mesure où le trot ne peut avoir que deux temps, par poser d’un bipède puis de l’autre, en trottant enlevé, on trotte forcément avec l’un ou avec l’autre.

Pourquoi?

Qu’est ce donc que cette notion de trot avec le bon diagonal? Elle est apparue avec l’enseignement de l’équitation en milieu clos, en l’occurrence un manège. Il s’agissait de gêner le moins possible le cheval habitué à évoluer sur des terrains de grande taille, qui se retrouvait dans un milieu confiné avec des tournants rapprochés pouvant le déséquilibrer. On a donc choisi de trotter avec le bipède diagonal extérieur, c’est-à-dire l’antérieur situé du côté du mur et le postérieur intérieur. De cette manière, le cavalier est en l’air lorsque l’antérieur extérieur et le postérieur intérieur sont en l’air, puis assis lorsque l’antérieur intérieur et le postérieur extérieur sont en l’air.
Vous pourrez me dire que vous ne voyez pas l’importance de cela. Oui, mais quand utilise-t-on ses jambes, à cheval? Lorsque nous sommes assis! Ainsi, le cavalier provoquera une poussée plus importante du postérieur intérieur qui aura tendance à rapprocher le cheval du mur, et donc à se redresser dans les tournants. L’ensemble de ces deux phénomènes assure au cheval un meilleur équilibre et plus de confort pour travailler dans de meilleures conditions.

Comment?

Savoir pourquoi l’on doit trotter avec tel ou tel diagonal est facile à comprendre, mais savoir le faire est déjà une tâche un peu plus ardue, en tout cas au début. Il faut absolument décomposer la tâche si l’on ne veut pas devenir fou. On va devoir en effet, voir le mouvement des antérieurs et en même temps définir avec quel antérieur on se lève. Dans un premier temps, il faut s’entraîner à voir les antérieurs se lever au pas (allure lente) : le membre se lève lorsque les deux os qui forment la pointe de l’épaule s’avancent. C’est à ce moment précis que l’on peut dire que l’antérieur est en l’air. On va ensuite pouvoir essayer au trot enlevé. Si l’on ne visualise pas immédiatement avec quel antérieur on se lève, il faut associer au signal visuel un signal sonore. Tout en continuant à trotter enlevé, on dit “top” (dans sa tête ou à haute voix), à chaque fois que l’on voit l’un des antérieurs se lever (et toujours le même). Quand on a bien reconnu l’antérieur du top, il faut l’identifier : s’agit-il de celui qui est vers le mur ou de celui qui est vers l’intérieur? Si l’on s’assoit au moment où l’antérieur du mur est en l’air, on trotte sur le mauvais diagonal. Comment rectifier? Rien de plus simple : le trot étant une allure à deux temps. Lorsque l’on s’assied dans sa selle, on reste un temps supplémentaire assis, et l’on sera alors sur le bon diagonal, il ne nous restera plus qu’à reprendre le trot enlevé… sur le bon pied!
A chaque fois que l’on a besoin de changer de diagonal, il suffit de s’assoir de temps dans la selle (ou rester deux temps en l’air au lieu d’un).
Enfin, il ne faut pas oublier de changer de bipède diagonal chaque fois que l’on change de main, puisque chaque fois l’épaule extérieure devient l’épaule intérieure. L’idéal est à terme de ne plus devoir regarder avec quel antérieur on trotte, mais de sentir dès le départ quel postérieur se met le premier en mouvement, ce qui permet de réagir encore plus vite!

La serpentine est une figure de manège, composée de plusieurs demi-cercles, très répandue dans les reprises de dressage.
La serpentine à trois boucles entraine un changement de main, contrairement à la serpentine à quatre boucle. Pour que cette figure soit bien réalisée, la position du cheval est essentielle. En effet, celui-ci doit être correctement incurvé sur les courbes. Et le changement d’incurvation doit se faire exactement à la tangente de la boucle. La seconde chose essentielle, est le tracé. La trajectoire réalisée doit être précise, il faut passer par des points exacts. Mais alors, comment savoir par où il faut passer pour réaliser correctement une serpentine?
Prenons l’exemple d’une serpentine à 3 boucles, et… faisons des mathématiques!!
Supposons que nous disposons d’une carrière de 60 mètres, et que l’on démarre en A. Chaque boucle (ou demi-cercle) doit avoir un diamètre de 60/3 = 20 mètres, soit un rayon de 10 mètres. Nous allons donc rejoindre la piste, à une distance de 10 mètres de la largeur. La première lettre (F) est située à 6 mètres, et la seconde (P) à 12 mètres de F. Il faut donc passer à 10-6 = 4 mètres de F, soit 1/3 de la distance entre F et P. A cet endroit, on vient d’arriver sur la piste, que l’on quitte aussitôt, car nous somme en train d’effectuer une boucle. Ce demi-cercle doit se termniner sur la ligne du milieu, à 20 mètres de A. D se situant à 6 mètres de A, et L à 12 mètres de D (soit 18 mètres de A), il faut donc passer 2 mètres après L (2 mètres après l’axe P-V). C’est à cet endroit que l’on change l’incurvation du cheval, pour entamer le deuxième demi-cercle. Il faut donc rejoindre la piste opposée à 20+10 = 30 mètres, pile au niveau de la lettre E (6+12+12)!
Et ainsi de suite jusqu’à la fin : on rejoint la ligne du milieu 2 mètres avant I (axe R-S), en changeant l’incurvation. Puis on retourne vers la piste à 2/3 de la distance entre R et M. Et il ne nous reste plus qu’à terminer en C!
La logique et les calculs sont les mêmes pour un nombre différents de boucles ou une longueur différente de carrière.
Soigner son tracé est très important pour la bonne réalisation de cette figure.

Sangler juste

14 octobre, 2009

Il faut sangler son cheval en plusieurs fois. Mais comment savoir jusqu’à quel point il faut serrer pour pouvoir se mettre en selle sans que cette dernière ne tourne, et sans pour autant étouffer le cheval en lui comprimant la cage thoracique? Et bien voilà un petit truc tout simple : avant de monter, il faut passer deux doigts horizontalement entre la sangle et le cheval. Si ça passe facilement, mieux vaut ressangler. Si ça passe, mais en forçant un peu, c’est bon, en selle! Et si ça ne passe pas du tout, il faut dessangler un peu car le cheval est trop serré.

Les actions de mains

14 octobre, 2009

Commençons par le cas du ralentissement. Demander à ralentir, c’est lui demander un engagement plus important des postérieurs sous la masse, sans l’autoriser à exprimer cet engagement vers l’avant. Il faut donc simplement fermer ses doigts sur les rênes, sans les changer de place, après avoir mis ses jambes au contact et s’être redressé. Cependant, juste avant d’avoir obtenu le ralentissement jusqu’à la vitesse désirée ou l’arrêt complet, il est nécessaire de céder dans ses mains, sans quoi le cheval risque de tirer, de se déséquilibrer.
Si on lève ses mains, on élève la bouche et la tête de sa monture, ce qui lui creuse le dos et provoque une douleur. Sa réaction sera alors la fuite en avant. Si, au contraire, on baisse ses mains, on est obligé de se pencher en avant et, aussi léger que puisse être ce changement de poids sur l’avant-main du cheval, il sera suffisant pour modifier son équilibre et le mettre sur les épaules. Son arrêt ou ralentissement se fera alors en tirant. C’est pour cela qu’il faut se redresser.
Enfin, si l’on ramène ses mains vers le ventre, il ne s’agit plus d’une action mais d’une traction et, par réaction, le cheval va tirer dans l’autre sens. Parfois même, il va chercher à arracher violemment les rênes en baissant la tête car il sera mis dans une position douloureuse.

La meilleure façon de tourner

Passons à présent aux changements de direction. D’une manière générale, la conduite du cheval se fait en utilisant deux types d’actions de mains : la rêne directe ou la rêne contraire.
On parle de rêne directe, autrement appelée rêne d’ouverture, car le cheval tourne du côté de la main qui agit : action de la main gauche, le cheval tourne à gauche. Pour réussir cet exercice, il faut avoir des rênes ajustées, un cheval dans l’impulsion et, avant de tourner, regarder où l’on souhaite aller. Il faut alors faire une rotation du poignet, en plaçant ses ongles vers le ciel, puis écarter la main légèrement vers l’avant, la rêne tendue. Surtout, il ne faut pas garder les doigts fermés sur les rênes, son action risquerait de dégénérer en traction. Il faut effectuer des actions discontinues, les plus brèves possibles, se répétant si nécessaire pour finir par céder une fois le mouvement réalisé.

Les erreurs les plus fréquentes

Voici les erreurs les plus fréquentes lors de la réalisation de cet exercice :

  • le cavalier n’a pas sa rêne extérieure tendue. Lorsqu’il va agir avec sa main intérieure, le pli de l’encolure sera trop important et son cheval va surcharger son épaule opposée au sens du déplacement désiré, ce qui ne lui permettra pas de tourner ou le gênera surement.
  • Le cavalier baisse sa main du côté où il veut tourner. Le cheval, déséquilibré, va probablement tourner mais, étant sur les épaules, il va chercher un point d’appui, la main, et il va tirer.
  • Le cavalier fait son action de main en direction du genou et tire, plutôt qu’agir. Dans ce cas, soit le cheval tournera en développant des résistances et en bloquant sa bouche, en la durcissant afin de limiter la douleur. Soit il refusera de tourner en se bloquant complètement face à cette action brutale.
  • Il y a enfin, le cavalier qui lève trop haut sa main du côté où il veut tourner. Le cheval creuse alors son dos et ne peut fléchir son corps. Il tournera avec difficulté, voire pas du tout.

On dit d’un effet de rêne qu’il est contraire lorsque le cheval se dirige du côté opposé de la rêne qui agit. Il faut pour se faire, effectuer une rotation du poignet puis agir avec sa main en direction de l’oreille opposée, sans jamais dépasser le milieu de l’encolure. Cette action ne doit surtout pas être continue. Agir en une seule fois reviendrait à bloquer la main sur l’encolure ou à la passer de l’autre côté et, dans ce cas, l’anneau du mors du côté de la main qui agit viendrait comprimer violemment la bouche du cheval.

Un regard utile

Le cheval risque de se bloquer parce qu’il ne comprendra pas ce qui lui est demandé. Dans ce mouvement, le regard, qui va permettre de placer correctement le poids du corps, est absolument fondamental. Il faut penser à regarder le point que l’on veut atteindre.
Les problèmes les plus fréquents sont dûs au fait que, au lieu d’aller en direction de l’oreille opposée, la main agit en arrière du garrot. Le cavalier tire alors sur la bouche, ce qui peut bloquer le cheval et provoquer un déplacement des hanches, vers la gauche si c’est la main droite qui agit, et vice versa. Le cheval a alors tendance à tourner du mauvais côté.

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