Viagra

Descendre de cheval

5 octobre, 2009

Mettre pied à terre

Il est courant de voir des cavaliers descendre de leur monture n’importe comment, sans prendre de précautions. Négligents ou fatigués, certains ont tendance à toucher la croupe lorsqu’ils passent leur jambe au-dessus des fesses de leur monture, voire à s’appuyer dessus. Ce n’est pourtant pas sans risque. En effet, le cheval peut être surpris et avoir envie de soustraire à ce contact anormal en levant les fesses. La conséquence sera donc la chute!
Si l’on garde son pied dans l’étrier, il est beaucoup plus facile de passer la jambe par dessus la croupe. Mais le report de poids sur l’étrier gauche risque de faire mal au dos du cheval. Cela peut même s’avérer dangereux : si l’on perd l’équilibre, on risque de partir vers l’avant et de se coincer le pied dans l’étrier. Il est possible que le cheval, déséquilibré se décale en trainant son cavalier. Si en plus il a gardé les rênes dans sa main et lui tire sur la bouche en tombant, le cheval peut reculer ou franchement s’affoler. Les conséquences seront encore plus graves si l’on tente de passer la jambe par dessus l’encolure.
En prenant quelques précautions très simples, on peut éviter toutes ces catastrophes. Descendre correctement permet d’anticiper les surprises. Avant de mettre pied à terre, il faut d’abord ajuster ses rênes : cela permettra de contrôler les mouvements du cheval et surtout d’éviter qu’il n’avance. Puis il faut placer ses mains sur l’encolure, déchausser ses étriers, se pencher en avant et passer sa jambe droite par dessus la croupe. Pour ne pas toucher le cheval, il faut la garder bien tendue et basculer légèrement le haut du corps sur le côté droit. Une fois la jambe passée par dessus la croupe, il faut se redresser progressivement et se laisser glisser jusqu’au sol.

Descendre en avançant

Cela peut être utile lorsque l’on fait de la voltige ou des pony-games. Pour y parvenir, la technique est sensiblement la même qu’à l’arrêt. Mais il faut tenir compte de la vitesse, qui risque de perturber l’équilibre au cours de la descente. Il faut apprendre à gérer les mouvements du cheval et à amortir les chocs. L’autre grande difficulté c’est l’atterrissage. Il ne faut surtout pas chercher à s’arrêter net comme si l’on était à l’arrêt, mais continuer le mouvement vers l’avant, en courant quelques foulées si nécessaire.

Descendre…contraint et forcé!

Bien sûr, il ne faut jamais se jeter de cheval parce que l’on a peur ou qu’il va trop vite. Mais parfois on est complètement déséquilibré et l’on pressent que l’on va immanquablement tomber d’une seconde à l’autre. Dans ce cas, il faut anticiper la chute pour s’y préparer et ne pas se faire mal. Au moment où l’on sent que l’on ne tient plus, il faut essayer de contrôler sa position dans la chute : il vaut mieux tomber sur le côté, en boule pour rouler au sol…comme au judo! Surtout, il ne faut pas oublier ce réflexe élémentaire : une fois au sol, il ne faut plus bouger! Si l’on est en boule, on n’a moins de chance qu’un cheval nous marche dessus : il sautera éventuellement au-dessus, mais ne nous écrasera pas. Par contre, si l’on bouge, il ne saura plus où mettre ses pieds…

Utiliser la cravache

24 septembre, 2009

Le cavalier prend systématiquement une cravache pour monter à cheval, mais ne s’en sert que rarement. En fait, elle joue avant tout un rôle dissuasif, et vise plus à surprendre qu’à faire mal. Cette aide artificielle permet de pousser le cheval à obéir aux jambes, mais ne doit être utilisée qu’en dernier recours.

Intervenir à bon escient

Il ne faut utiliser sa cravache que si le cheval refuse de réagir aux jambes ou répond de façon incomplète aux pressions de mollet. Dans ce cas, il est nécessaire de le sensibiliser par un coup de cravache juste derrière la jambe. Cela permet de faire réagir le cheval qui sera surpris, mais aussi de lui faire comprendre qu’une réponse partielle à une action de jambe sera toujours suivie d’une punition.
Pour donner un coup de cravache, il faut placer ses deux rênes dans une main, et prendre la cravache dans l’autre. Il faut la tenir comme une canne à pêche, avec un poignet ferme et porter le coup sèchement en arrière de sa jambe. La cravache doit claquer, car le bruit provoqué est souvent plus efficace que le coup en lui-même. La douleur n’est en aucun cas le but recherché; c’est la surprise qui doit faire réagir le cheval et le porter vers l’avant. En effet, le cheval a naturellement le réflexe de fuite devant ce qui le surprend. Surtout, il ne faut pas que la main qui tient les rênes s’oppose au mouvement du cheval au moment où il se porte en avant.

Un rôle surtout dissuasif

Si l’on ne s’en sert que peu, pourquoi s’encombrer avec alors, En fait, la cravache a avant tout un effet dissuasif et sa seule présence peut éviter de nombreux désagréments. Le cheval a un angle de vision très large : il aperçoit la cravache dans la main de son cavalier et sait qu’il peut s’en servir. Il est donc plus attentif et obéissant.
Mais bien que l’on se munisse systématiquement d’une cravache, l’objectif doit être de l’utiliser le moins possible. C’est au cavalier de résoudre ou de prévenir les difficultés grâce aux aides naturelles, afin de ne pas avoir à recourir à une solution plus brutale.
Néanmoins, on peut se servir de cette aide artificielle pour provoquer le mouvement en avant, quand le cheval refuse de répondre aux jambes. Il s’agit alors de donner à sa monture ce que l’on appelle “une leçon de jambes” : le coup de cravache réprimande l’absence de réaction aux pressions de mollet.
Il peut également qu’on soit obligé de se servir de la cravache pour punir les cheval dans certaines situations (s’il donne un coup de pied par exemple).

Ce qu’il faut éviter

Il ne faut jamais oublier que la cravache ne doit être employée qu’en dernier recours. Sinon, le cheval va s’y habituer, ce qui peut entraîner deux types de conséquences : il risque d’attendre l’intervention de la cravache pour avancer et de ne plus répondre aux jambes, ou il peut se blaser et ne plus répondre aux coups. Il n’y a dans ce cas plus de moyen de faire avancer son cheval à la demande. Il ne reste plus alors qu’à reprendre toutes les bases concernant le mouvement en avant pour le cheval et son cavalier.
Enfin, il ne faut jamais utiliser la cravache avant de s’être posé certaines questions : “mon cheval est-il vraiment en tort? Ai-je fait tout ce qu’il fallait au bon moment pour qu’il me comprenne?” C’est une des règles essentielles pour que monture et cavalier se comprennent et se respectent mutuellement.

Sauter des cavaletti

18 septembre, 2009

Pourquoi franchir des cavaletti?

Franchir des lignes de cavaletti permet d’apprendre au cheval à avoir des foulées régulières entre les obstacles, et à anticiper correctement les efforts qu’il doit fournir lors d’un saut. Ces lignes sont aussi un bon moyen de l’habituer à enchaîner un certain nombre d’obstacles. Plusieurs cavaletti à la suite, c’est presque un parcours. Le cheval pourra ensuite franchir des doubles ou des triples ou même tout un vrai parcours sans s’effrayer. Mais surtout, les lignes de cavaletti permettent au cavalier d’observer les défauts de sa monture à l’obstacle pour les corriger. Par exemple, il pourra constater que son cheval se jette sur l’obstacle, qu’il a du mal à se rééquilibrer ou qu’il ne monte pas assez ses épaules. Comme les cavaletti sont bas et rapprochés, leur franchissement n’est pas fatiguant et permet de travailler régulièrement et souvent la qualité des sauts du cheval.
Le cavalier aussi va progresser en franchissant des lignes de cavaletti. Ces saut rapprochés vont l’obliger à renforcer sa position en équilibre, à se stabiliser et à être régulier. En effet, chaque erreur sera immédiatement ressentie et pourra être corrigée. Sur des lignes de petits obstacles, le cavalier peut également faire des exercices qui lui permettront de développer l’indépendance de ses aides.

Comment utiliser les cavaletti?

Le cheval n’est peut être pas vraiment habitué à ce type de travail. Il faut donc familiariser la monture avec l’exercice et faire évoluer les difficultés progressivement. Il est préférable, au début, de commencer avec un seul obstacle. A chaque fois que quelques passages se sont déroulés correctement, un cavaletti peut être ajouté. Il faut travailler au trot dans un premier temps, en recherchant la régularité des foulées. Lorsque le cheval est parfaitement habitué à ce type d’exercice, on va pouvoir le faire travailler de façon plus technique. On peut raccourcir légèrement la distance entre les cavaletti : cela obligera le cheval à se ramasser plus entre les obstacles et à se rééquilibrer d’autant plus vite que le saut est rapproché. Cet exercice incite la monture à accélérer le mouvement de ses antérieurs et à monter plus ses épaules.
Si le cheval n’aime pas les longs sauts, il faut augmenter le distance entre les obstacles : habitué à ne faire qu’une foulée, il sera obligé d’allonger son saut et petit à petit à corrigera son défaut. Il faut toujours penser à bien récompenser l’effort après chaque exercice, surtout s’il s’agit d’une nouveauté.
Pour corriger le cheval qui se jette sur l’obstacle, il faut travailler régulièrement sur une ligne en adaptant les distances entre les cavaletti à sa morphologie. Le franchissement des lignes à répétition va régulariser le cheval. Le fait d’évoluer dans un environnement fixe et sans surprises est gage de stabilité. Dans le cas d’un cheval stressé, cela va changer beaucoup de choses avec le temps.
Dans un travail avec des cavaletti, on peut inclure des exercices destinés à renforcer sa position. Un bon exercice consiste par exemple à mettre ses mains dans son dos au moment de sauter. Cela oblige le cavalier à conserver sa position en équilibre uniquement avec ses jambes et son poids du corps. On peut également essayer de bouger ses mains à chaque saut en touchant ses genoux, tout en regardant quelqu’un au milieu du manège et en comptant à rebours le nombre des obstacles. L’indépendance des aides va progressivement s’améliorer.
Les exercices faisables sont très variés. Mais attention, ils ne doivent en aucun cas gêner le cheval. Celui-ci doit rester confiant pour pouvoir progresser dans le calme et la régularité.

Les contre-indications pour monter à cheval sont rares, et le plus souvent provisoires.

L’asthme

L’asthme peut exiger un arrêt de l’équitation si les crises sont graves et répétées. Mais de nombreux cavaliers parviennent à gérer leur asthme.

La scoliose

La scoliose n’est pas une contre-indication à la pratique de l’équitation si cette scoliose n’a pas besoin d’être appareillée (corset, opération)

La maladie de Scheurmann

Chez l’adolescent, la maladie de Scheurmann ou épiphyse de croissance de la colonne vertébrale peut demander un arrêt de l’équitation en période douloureuse. Heureusement, la guérison est toujours obtenue à la fin de la croissance.

10 erreurs à éviter à cheval

16 septembre, 2009

1 - Se pencher en avant

La première erreur flagrante est de se pencher en avant dans les transitions, surtout pendant le départ au galop, l’arrêt et en cas de déséquilibre. Cette faute a pour effet de limiter la stabilité et l’utilisation des aides du cavalier. Il faut se redresser!

2 - Position à l’obstacle

A l’obstacle, dans la position en équilibre et au moment du saut, il arrive que le cavalier remonte ses talons : sa stabilité est alors modifiée, car il est obligé de serrer les genoux. Le centre de gravité remonte, donc on a l’impression de passer devant sa monture, ce qui arrivera effectivement lors d’un refus si les talons sont hauts! Il suffit de penser à les baisser et de rester décontracté pour résoudre ces problèmes d’équilibre à l’obstacle.

3 - La main dure

Un cavalier a la “main dure” s’il a un contact trop ferme avec la bouche de son cheval. C’est le cas si l’on s’accroche trop fort aux rênes au trot, au galop, à l’obstacle ou à chaque transition. C’est aussi ce qui arrive si l’on accompagne pas les mouvements de sa monture au pas et au galop (où le balancement de l’encolure nécessite d’avancer légèrement les mains à chaque foulée). Il faut maintenir le contact permanent, doux et moelleux avec la bouche du cheval, en ajustant correctement ses rênes.

4 - Serrer les jambes

Serrer les jambes pour se tenir est une faute lourde de conséquences car leur contraction bloque les articulations. Les talons remontent alors et l’on arrive pas à utiliser ses jambes pour mettre son cheval en avant. La meilleure solution consiste à conserver sa stabilité en accompagnant les mouvements de sa monture avec son bassin : l’assiette se développera et l’on aura plus de problème d’équilibre.

5 - Aborder l’obstacle

Beaucoup de cavaliers abordent les obstacles de travers parce qu’ils portent toute leur attention sur le saut et qu’ils oublient de suivre un tracé précis et correct. C’est souvent pour cette raison que le cheval fait tomber une barre ou refuse de sauter. On peut éviter beaucoup de faute si l’on soigne sa conduite entre les obstacles pour les aborder au milieu, droit et perpendiculairement à son tracé.

6 - L’anticipation

Le manque d’anticipation du cavalier le pousse à faire des gestes brusques, ce qui entraîne une mauvaise compréhension de la part du cheval. En effet, la monture n’a alors pas le temps d’accomplir ce qui lui est demandé. Il faut décider à l’avance ce que l’on veut que le cheval fasse : par exemple, pour un départ au galop, il faut d’abord préparer ses aides, puis déclencher le changement d’allure. L’équitation est un sport de couple (cavalier et cheval travaillent ensemble et doivent se comprendre!) : il faut donc communiquer avec sa monture et anticiper ses actions pour lui permettre de s’y préparer.

7 - Le regard

Il ne faut pas regarder par terre : cela oblige le cavalier à avoir le dos rond et les épaules en avant. Ainsi si l’on a des problèmes d’équilibre le bassin se bloque : on n’est pas libre de ses mouvements, et on a du mal à contrôler son cheval. Il faut sortir sa tête des épaules, regarder loin devant et l’on sentira son cheval à travers ses aides.

8 - Les épaules

Si les épaules ne sont pas parallèles à celles du cheval, les aides seront contradictoires, notamment lors des changements de direction, de l’incurvation et des déplacements latéraux. Pour tourner au contraire, la rotation du buste dans la direction désirée porte le poids du corps de ce côté, et l’orientation des mains facilite l’encadrement des épaules du cheval. La monture tournera alors facilement.

9 - L’impulsion

Ne pas entretenir l’impulsion du cheval (énergie du cheval qui génère le mouvement) est une erreur fondamentale. Il est difficile dans ce cas d’avoir une direction précise, d’effectuer des transitions franches, un saut correct ou de déplacer les hanches du cheval. Pour entretenir son impulsion, il faut amplifier le mouvement d’accompagnement du bassin et agir avec les jambes. Si cela est insuffisant, il faut utiliser une cravache. Un cheval raisonnablement énergique est bien plus agréable à monter que celui qui se traine!

10 - Tirer sur les rênes

Beaucoup de cavaliers ont tendance à tirer sur la rêne intérieure pour faire une rêne d’ouverture. C’est une véritable erreur, car en ramenant sa main vers soi, on tire dans la bouche de sa monture : le cheval perd son impulsion et se contracte. Pour faire une rêne d’ouverture correcte, il faut tourner son poignet pour orienter ses ongles vers le ciel, puis écarter le bras à partir de l’épaule et regarder dans la direction voulue. Le cheval va s’exécuter avec aisance.

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