Faut-il panser les chevaux qui vivent au pré?
14 septembre, 2009
Il est vrai qu’en plein hiver, le sébum protège le cheval des intempéries. Mais jamais pansé, le cheval risquerait d’héberger des parasites et les pores de sa peau pourraient s’asphyxier. Il faut donc donner un coup de brosse au cheval régulièrement. En été, on peut laver le cheval, mais il faut éviter l’emploi trop fréquent de savon ou de shampooings; on peut procéder à un bon savonnage de temps en temps (avant les concours) mais au quotidien, une douche à l’eau suffit.
Les friandises
7 septembre, 2009
Pour faire copain copain avec son cheval, quoi de plus efficace que de lui offrir ces friandises qu’il aime tant? Mais attention, le sucre ou la carotte doivent rester une récompense et donc ne pas être distribués à tort et à travers…
Quand et pourquoi
Si l’on donne des friandises à un cheval, c’est parce que cela nous fait plaisir de lui faire plaisir! Et c’est bien la meilleure raison du monde! Mais il faut veiller à ne pas exagérer la fréquence et la quantité des distributions. Il est recommandé de gâter son cheval après qu’il ait travaillé; la friandise devient alors une récompense. L’objectif étant de le remercier et de lui donner envie de recommencer. On peut aussi utiliser cette association plaisir-travail dans touts les nouvelles tâches susceptibles d’être traumatisantes (comme l’entrée dans un van par exemple). Ou encore pour soigner un cheval qui n’aime pas trop le vétérinaire…
Lesquelles
D’abord, il faut se souvenir que toutes les friandises viennent en plus de la ration alimentaire du cheval.C’est pourquoi il est préférable de limiter les doses : une ou deux, pas plus. L’été, il est conseillé de privilégier les pommes, les carottes et la salade verte qui contiennent beaucoup d’eau et qui sont rafraichissantes. Sinon les “bonbons pour chevaux” vendus dans le commerce sont en général très appréciés. On peut également donner du pain dur, mais à la condition que celui-ci soit vraiment très dur (et pas moisi!). Le sucre est bien sûr très apprécié mais sa petite taille le rend difficile à attraper et risque de rendre le cheval mordeur.
Comment
La plupart du temps, les gens ont peur de se faire mordre en donnant une récompense à un cheval. Mais il faut savoir que, théoriquement, il n’attrape pas sa nourriture avec ses dents comme le ferait un chien, mais avec ses lèvres. Et il est extrêmement habile. Mais cela implique qu’il faut l’aider en lui présentant les friandises sur la paume de la main, ouverte et bien à plat. Il faut porter la main à sa bouche afin de lui donner ce point d’appui plat.
Bien distribuer le foin
30 août, 2009
Au sol ou en hauteur?
Tout le monde ne partage pas le même avis à ce sujet. Certains pensent qu’il faut distribuer directement le foin par terre, d’une part pour respecter la position naturelle du cheval lorsqu’il se nourrit en liberté, et d’autre part pour éviter qu’il ne respire les poussières du foin. D’autres préfèrent au contraire placer le foin en hauteur, dans un filer à foin ou dans un râtelier : cela évite le gaspillage, et empêche surtout le cheval d’ingurgiter en même temps de la terre, du crottin et autres saletés qui trainent toujours au sol, et qui peuvent provoquer des coliques. La deuxième solution semble être la meilleure, à condition de placer le distributeur de foin à la bonne hauteur. L’idéal est de le fixer environ au niveau des yeux du cheval. En effet, si le cheval doit monter trop haut la tête pour attraper les brins, les poussières lui tomberont directement dans les yeux et les naseaux.
Ne pas changer brutalement de foin
Il ne faut jamais attendre d’arriver à la fin du stock pour commander à nouveau du foin. En effet, surtout s’il vit au box, le cheval a l’estomac fragile et craint notamment les modifications brutales et les changements d’aliments. Quand on reçoit une nouvelle livraison de foin, l’idéal est de la garder à part et de la mélanger progressivement au vieux foin durant quelques jours. Ainsi le cheval s’habituera progressivement au nouveau, et son estomac ne sentira pas la transition, même si le foin est d’une provenance différente.
Mouiller le foin avant de le donner
Cela ne prend pas beaucoup de temps, et c’est un excellent moyen de prévenir les problèmes respiratoires. Le foin contient souvent des particules de poussière, mais aussi de minuscules spores de champignons, plus petites encore. L’ensemble est très mauvais pour le cheval, qui peut même développer à cause de çà, de l’emphysème pulmonaire. Or, une partie de la poussière et des spores peut être éliminée grâce à l’eau. Les particules se fixent sur le foin humain, et sont ainsi moins facilement respirées par le cheval. Il suffit donc de tremper la plaque de foin destinée au cheval dans une grande bassine d’eau avant de lui donner, ou de l’arroser.
De l’eau dans les oreilles
13 août, 2009
Il faut absolument éviter que de l’eau entre dans les oreilles d’un cheval; cela lui fait perdre toute notion d’équilibre. Ainsi, par exemple, en 1990, aux Jeux Olympiques de Stockholm, un cheval est tombé la tête la première dans un gué. Comme il n’arrivait plus à se relever, tout le monde a cru qu’il était gravement blessé. En fait, il lui a suffit de secouer vigoureusement la tête pour que l’eau sorte de ses oreilles, et il a pu repartir!
Un cheval en bonne santé
7 août, 2009
Pour maintenir son cheval en bonne santé, la meilleure solution, c’est la prévention. Pour cela, nul besoin d’être vétérinaire. En bon cavalier, il faut être capable de reconnaître ce qui est normal et ce qui ne l’est pas; car les chevaux, à la différence des hommes, n’extériorisent pas leur douleur par des cris ou des gémissements. C’est donc au cavalier de s’assurer que tout va bien. Dans la plupart des cas, c’est très simple : un coup d’œil sur le cheval au repos suffit. Parfois c’est un peu plus compliqué : chaque jour il faut pratiquer un mini-examen, composé de gestes précis.
L’attitude
Le premier signe d’alerte, c’est un changement d’attitude. En connaissant bien son cheval, on le remarque tout de suite. Ainsi, un cheval habituellement vif peut susciter l’inquiétude s’il se renfrogne dans un coin de son box, la tête basse, les yeux mi-clos. Couché, il peut refuser de se lever, ou au contraire s’agiter et arpenter son box.A-t-il mangé, bu, accepte-t-il une carotte ou la refuse-t-il tout net? A-t-il fait son crottin? A-t-il uriné pendant la nuit? Ce sont des signes très révélateurs à ne pas négliger. Ainsi, d’un seul coup d’œil, dès son arrivée au box ou au pré, permet de se rendre compte de l’état général du cheval.
La tête
On commence par le haut : les oreilles. Elles doivent être mobiles et suivre les mouvements la personne. Les oreilles tombantes ne sont pas forcément un signe de mauvaise santé, elles indiquent plutôt l’ennui ou le repos. Attention : des oreilles anormalement froides montrent que le sang ne circule pas dans les extrémités et cela peut être dû à une faiblesse. Les yeux sont brillants, ne coulent pas et la muqueuse qui les entoure est rose. Les naseaux ne coulent pas non plus et ne sont pas dilatés lorsque le cheval est au repos. Enfin, le cheval ne doit pas laisser retomber des aliments de sa bouche lorsqu’il mange.
Le poil
Le pelage doit être uni, lisse et brillant. Un cheval malade à le poil terne, irrégulier, hérissé par endroits. Les poils doivent rester en place sous la main, sauf si le cheval est en période de mue, auquel cas il est normal qu’ils se détachent. Le cheval ne doit pas se gratter : s’il y a des traces de dépilation, c’est que quelque chose ne va pas. Cela peut être la teigne, la gale ou une allergie.
La tête
Les sabots doivent être sains, c’est-à-dire ne pas présenter de sillons horizontaux ni de fentes verticales. S’ils sont chauds au toucher, alors que le cheval est au repos, c’est qu’il y a un problème, peut-être une fourbure. La corne prenant appui sur le sol ne doit pas être brisée ou fendillée. En curant les pieds du cheval, il faut vérifier que la fourchette ne présente pas de plaie. En observant le cheval à l’arrêt, on remarque que l’un des postérieurs est souvent relevé. Pas de panique : dans la majorité des cas, ce n’est absolument pas le signe d’une boiterie. Simplement, les chevaux font reposer environ 60% de leur poids sur leurs antérieurs et soulagent leurs postérieurs l’un après l’autre.
La queue
L’air de rien, la queue donne de nombreuses informations sur l’état de santé du cheval. Comme les yeux ou les oreilles, elle doit être active et chasser les mouches avec énergie, par exemple. Elle ne doit pas être plaquée entre les postérieurs, ni souillée par les excréments. Attention, si le cheval maintient sa queue de côté au trot, c’est le signe d’une douleur. Comme le poil, les crins doivent être brillants, ce qui indique une bonne alimentation. Enfin, il faut régulièrement regarder la base de la queue : elle ne doit pas être râpée, ni porter des traces de grattage. Si c’est le cas, cela peut indiquer l’existence de parasites ou une dermite estivale, une sorte d’allergie à la piqure de tout petits moustiques, les culicoïdes.
Les excréments et les urines
C’est le meilleur moyen de contrôler le transit et la digestion du cheval. Un cheval sain fait des crottins 6 à 10 fois par jour. Ils sont formés de petites boules suffisamment solides pour se briser en tombant et leur odeur est caractéristique. En observant de plus près, on ne dois pas voir de masses fibreuses ou de grains de céréales. Quand à l’urine, elle doit avoir une couleur jaune foncé et une forte odeur. Et oui, c’est un signe de bonne santé! Attention toutefois : des urines très foncées prouvent que quelque chose cloche au niveau des reins. Mieux vaut appeler le vétérinaire sans tarder.
Pincer la peau
La peau doit être souple : en formant un pli avec ses doigts au niveau de l’encolure, il doit s’effacer au bout de 2 secondes après le relâchement, sinon c’est un signe de déshydratation.
La respiration
Le cheval a une fréquence respiratoire très lente : 8 à 16 respirations par minute. Il n’est pas toujours facile de compter des respirations aussi lentes. Un chronomètre peut être utile, ou à défaut, une montre avec trotteuse. Une respiration, c’est une inspiration et une expiration. Pour la repérer, il faut observer le mouvement des côtes du cheval en posant sa main dessus si besoin, ou par temps froid, la buée qui sort des naseaux. Si la respiration est trop rapide, superficielle, ou irrégulière, c’est qu’il y a un problème.
La température
Si le cheval n’a pas la forme, l’œil morne, le poil terne, les oreilles en berne, une petite vérification s’impose en prenant sa température. Chez les chevaux, la température normale est plus élevée que chez les hommes : entre 38.3 et 38.6°C. Chez le poulain, elle est un peu plus élevée. Dans tous les cas, au delà de 39°C, il y a un problème. Pour prendre la température du cheval, il faut commencer par lubrifier le thermomètre à l’aide d’une pommade, et le secouer vivement pour faire descendre le mercure. D’une main, on soulève la queue et la pousse sur le côté. De l’autre, on insère le thermomètre dans le rectum, doucement mais fermement. Il faut le garder une bonne minute avant de relever la température. Il ne faut pas oublier de laver et désinfecter le thermomètre après utilisation.
Palper le corps
En passant sa main sur le corps du cheval, on doit pouvoir déceler les anomalies. Le pansage est le bon moment pour effectuer cette vérification. En palpant, il faut rechercher des signes d’inflammation, d’échauffement, d’enflure ou de douleur. Pour cela, il faut être attentif aux réactions du cheval et bien connaître ses habitudes. s’il en change, c’est peut être l’indice d’une gêne. Il faut être particulièrement vigilant en palpant les jambes et le dos, très exposés aux chocs et aux inflammations.
Le pouls
Le pouls, c’est le nombre de battements de cœur par minute. Chez un cheval, le pouls normal est régulier et se situe entre 30 et 50 pulsations.
Examiner la bouche
Avant de présenter le mors au cheval, il faut observer sa bouche en glissant les doigts entre les barres : elle ne doit pas présenter d’irritations à l’intérieur des joues ou sur la langue. Les gencives doivent être roses. Des gencives pâles, rouge vif, jaunes ou parsemées de points rouges sont anormales.
Observer les membranes
Les membranes autour des yeux et à l’intérieur des naseaux doivent être humides et couleur rose. Toute autre couleur (rouge vif ou jaune) indique un dysfonctionnement.