La tonte
1 août, 2009
Dame nature pense à tout! Dès que les températures chutent, la robe du cheval s’épaissit et ses poils s’allongent (en savoir plus…), formant un véritable manteau naturel qui l’isole de la morsure du froid. Les chevaux qui restent au pré tout l’hiver ne doivent donc pas être tondus : leur poil leur assure confort et chaleur pendant les mois où la températures est basse. Mais il n’en va pas de même pour les chevaux de club.
En effet, en travaillant le cheval transpire et son poil est mouillé par la sueur. Et quand il n’est pas tondu, le moindre effort sous ce lourd manteau le met en nage. De plus, comme le poil est long et épais, il met beaucoup de temps à sécher. Rentré au box, le cheval risque alors de se refroidir. Sans compter qu’il n’a pas toujours le temps de sécher entre deux reprises et qu’il se remet alors à travailler encore mouillé de transpiration. Pas de plus belle occasion pour attraper un bon rhume! La tonte permet donc au cheval, d’une part, de moins transpirer quand il fait un effort, vu qu’il est peu couvert, et d’autre part de sécher plus vite quand il transpire ou après la douche. Il faudra juste penser à lui mettre une couverture dans le box pour qu’il ne prenne pas froid et éventuellement un couvre-rein en début de travail.
Il existe différent types de tonte :
La tonte de chasse
C’est la tonte traditionnelle des chevaux de chasse à courre : elle consiste à tondre le cheval en évitant la tête, les membres et l’emplacement de la selle. Les parties les plus exposées aux coups et aux blessures sont ainsi protégées. (en posant la selle et délimitant les contours à la craie, la tonte devient toute facile!)
La tonte en manteau
C’est la tonte la plus rapide à faire car on laisse une grande partie des poils : la partie haute de l’encolure, du corps et de la croupe ainsi que les membres. De cette façon le cheval peut travailler en extérieur sans problème, même quand il fait très froid, car ce type de tonte lui assure une bonne protection.
La tonte de course
Cette tonte permet également de garder une protection naturelle contre le froid puisqu’elle est faite de façon à laisser la forme d’un couvre-rein. Les parties particulièrement sensibles au froid comme les muscles du dos, des reins et de la croupe sont protégées. En général, les membres et la tête ne sont pas tondus non plus. Elle convient aux chevaux qui sont tous les jours dehors dès le petit matin, quand la température est particulièrement basse. Elle est en revanche assez difficile à réaliser car il faut le coup de main pour le tracé. Le cheval a quand même besoin d’une couverture quand il est au box.
La tonte complète
La tonte complète est en principe, comme son nom l’indique, totale. Mais en pratique, on laisse des poils à certains endroits : autour de la couronne (pour protéger les bourrelets) et aux fanons (pou empêcher l’eau de stagner aux paturons et d’y provoquer des crevasses). On peut aussi laisser la forme du pad au niveau du garrot, pour créer une sorte de tapis naturel. C’est la tonte la plus utilisée dans les écuries de compétition. Elle est très facile à réaliser puisqu’on enlève tout!
La tonte de trot
Elle présente les même avantage que la tonte complète, car le cheval est tondu entièrement, sauf la tête. C’est un type de tonte que l’on trouve surtout parmi les chevaux de course de trot.
Les tontes fantaisies
On peut aussi laisser parler sa veine artistique… mais attention au ridicule! Il est possible en effet, de faire sur la croupe une petit dessin sympathique, comme un cœur ou un petit animal, mais il faut une fois encore avoir la main sure pour réaliser ce type de dessin avec une tondeuse. Certains préfèrent un croupe à damier ou encore des festons sur une tonte en manteau pour la rendre moins austère. Mais il ne faut jamais perdre de vue que la tonte consiste à éviter que le cheval ne prenne froid en séchant : de la fantaisie, d’accord, mais tout en restant utile!
Comment soigner les tics ?
23 juin, 2009
Une fois ancrés, la plupart des tics sont impossibles à corriger. Inutile bien sûr de frapper le cheval pour une habitude dont il n’a même pas conscience. La seule chose à faire est d’essayer d’empêcher l’exécution du tic, par des obstacles matériels.
Pour le tic aérophagique, il faut supprimer tous les points d’appui (pas de mangeoire, box fermé par une chaîne,…). Bien que les points d’appui ne sont pas indispensables! On peut aussi mettre un collier anti-tiqueur métallique, très serré, qui comprime la gorge du cheval au moment où il déglutit.
Pour le tic de l’ours, on peut fixer à la porte du box deux barres verticales qui limitent le balancement de l’encolure. Il existe aussi des grilles spéciales, toutes faites, avec une ouverture en V, permettant à l’encolure de passer, mais pas de bouger latéralement. Mais un tiqueur enragé reculera et balancera sa tête au fond de son box.
Pour les coups dans la porte, on peut mettre des bottes de paille devant celle-ci, ou empêcher le cheval de passer la tête hors du box.
Pour les couvertures dévorées, on peut fixer une bavette en cuir devant le poitrail ou un bâton rigide empêchant le rapprochement de l’encolure.
Bien sûr, tout cela reste palliatif, rarement curatif. Sauf si on a pu réagir dès que l’on a remarqué un début de tic. Mais le mieux reste évidement d’en éviter l’apparition, en évitant qu’il s’ennuie.
Les tics
23 juin, 2009
Comme nous en avons déjà parlé, un cheval enfermé trop longtemps dans son box, peut s’ennuyer. C’est pourquoi il risque de développer de tics. Il en existe plusieurs sortes, mais lorsque l’on ne précise pas duquel il s’agit, c’est du tic aérophagique dont on parle.
Le tic aérophagique
Ce tic consiste, pour le cheval, à avaler de l’air. Pour ce faire, il appuie ses dents contre un point fixe. Généralement le rebord de sa porte ou de sa mangeoire (d’où le fait qu’on l’appelle également “tic de la mangeoire”), mais parfois aussi le mur ou la chaîne d’attache. Le cheval ouvre alors la bouche et fait un bruit caractéristique. Il recommence ce manège indéfiniment. Si l’on supprime toute possibilité d’appui, le tiqueur invétéré arrive à s’en passer : il lève simplement la tête et fait entendre son bruit guttural. Chez certains chevaux vraiment très atteints, le tic prend une telle ampleur qu’ils lèvent la tête et avalent de l’air même en marchant, tous les quelques pas.
Les conséquences de ce tic ne sont pas négligeables. En effet, en faisant cela toute la journée, le cheval se trouve ballonné et risque des troubles digestifs sévères. De plus, il use ses dents contre le support sur lequel il s’appuie : les incisives s’usent anormalement au point de rendre impossible la détermination de son âge par ses dents. Le cheval, enfin, se fatigue et dérègle complètement son psychisme.
Le tic de l’ours
Le tic de l’ours, tout aussi stupide que le tic aérophagique est moins lourd de conséquences. Les antérieurs légèrement écartés, le cheval balance son encolure d’un côté à l’autre par dessus la porte du box (ou parfois à l’intérieur; dans ce cas la tête est un peu baissée). Son poids passe alternativement d’un antérieur à l’autre, infligeant aux muscles et ligaments un effort anormal et incessant. Ce tic est très fatiguant pour le cheval, qui dépense ainsi beaucoup d’énergie inutile.
Autres tics
Il existe également le tic “ambulatoire” : le cheval marche en rond sans arrêt dans son box, parfois jusqu’à épuisement total. Et le tic qui consiste à “casser la noisette” : le cheval agite continuellement sa lèvre inférieure contre sa lèvre supérieure en faisant un petit bruit caractéristique.
Tics, habitudes, ou vices?
Il existe des habitudes qui se situent à mi-chemin entre le tic véritable et le vice d’écurie. Il y a le cheval qui tape dans sa porte (en plus d’être désagréables à entendre, ces coups abîment le fer, le pied, et la porte), le cheval qui “mange” sa couverture, mais aussi le cheval qui “tire au renard”. Tous les chevaux attachés peuvent, un jour ou l’autre tirer au renard sous l’effet d’une peur. C’est un réflexe facilement explicable : se sentant tenu par l’avant, le cheval chercher à s’arracher des griffes d’un prédateur imaginaire en tirant violemment vers l’arrière. Mais certains chevaux tirent au renard à tout bout de champ, sans raison apparente!
Un cheval qui boit
9 juin, 2009
Quand un cheval boit, il agit comme une pompe. Il doit donc garder le bout du nez immergé pour pouvoir avaler. C’est pourquoi on a toujours l’impression qu’il recrache l’eau lorsqu’il relève la tête de l’abreuvoir : c’est sa dernière goulée qui n’a pas eu le temps d’atteindre la gorge.