Qu’est ce que la gourme?
26 février, 2010
La gourme est provoquée par le développement d’un germe. Le cheval qui en est atteint a un air fatigué, il ne mange plus, du pus lui sort par les naseaux et les ganglions situés dans l’auge gonflent. Bref, il est en bien piteux état! Il faut agir vite. La gourme est une maladie très contagieuse qui peut se répandre à la vitesse de l’éclair dans une écurie ou même dans un pré. C’est pourquoi, dès qu’elle est décelée chez un cheval, celui-ci doit être isolé de ses compagnons. Des instruments de pansage seront réservés à son seul usage et seront nettoyés tous les jours. Pour cela, on peut les mettre à tremper dans un seau d’eau avec un peu de désinfectant, puis les frotter avec une brosse dure et les rincer.
Un traitement antibiotique doit être démarré au plus tôt. En attendant sa guérison, on peut soulager le cheval en lui nettoyant fréquemment les naseaux et en lui préparant des mashes rafraichissants (il a de la fièvre), appétissants (seule la gourmandise le poussera peut-être à grignoter) et facile à avaler (il a du mal à déglutir).
Les cloches
26 février, 2010
Tout comme les tendons, les sabots doivent aussi être protégés car les blessures y sont souvent longues à cicatriser. Les cloches vont servir à protéger la couronne et les glomes car cette partie du corps n’est pas prévue pour recevoir des coups répétés. Les cloches sont en caoutchouc et s’enfilent sur le sabot du cheval. Ce n’est pas très facile à mettre mais c’est très efficace. Il faut d’abord les retourner, puis les enfiler sur le sabot, et enfin les remettre dans le bon sens. Là aussi, c’est un coup de main à attraper et dans ce domaine, rien de tel que l’entrainement! Maintenant, il existe des cloches “à scratch” qui sont beaucoup plus faciles et rapides à mettre en place!
Lettres du manège
26 février, 2010
Voici un moyen mnémotechnique pour retenir les lettres du manège qui sont au programme du galop 4. Il suffit de mémoriser la phrase suivante :
Comme Hier Soir, Emporte Vingt Kiwis A François Pour Bien Récompenser Mignonne. Grégory Invite Xavier Le Dimanche.
Les initiales de chaque mot de cette phrase correspondent aux lettres du manège en commençant par C, puis en faisant le tour en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour finir par les lettres du milieu.
Dent envahissante
23 janvier, 2010
On parle de dent envahissante, ou dominante, lorsqu’une dent est plus longue que les dents adjacentes. Cet excès de longueur peut aller de quelques millimètres à plus d’un centimètre dans les cas les plus graves. Cette dent envahissante va bloquer la mâchoire inférieure du cheval dans une position anormale et inconfortable. De plus, la mobilité de la mâchoire sera limitée et donc l’efficacité de la mastication sera réduite.
Ce genre de problème peut apparaître dès le plus jeune âge, mais on rencontre souvent les cas les plus extrêmes chez les chevaux âgés.
Un nivellement efficace de la dent permettra de la ramener à un niveau normal. Cependant, il faut imaginer que si une dent est trop longue, celle qui se trouve en face (qu’on appelle l’antagoniste) sera sans doute trop courte : on parle alors de dent dépressive. Or, si le praticien est capable de râper une dent trop longue, il ne peut pas rajouter de la substance sur la dent trop courte. Il sera donc nécessaire de laisser le temps à la dent dépressive de faire éruption, en maintenant à un niveau normal la dent qui était dominante. Il faudra alors un certain temps et plusieurs interventions dentaires pour que ces deux dents soient de nouveau en contact à un niveau normal.
Les grains de suie
23 janvier, 2010
Avez-vous déjà observé de près l’œil d’un cheval? Des petits nodules, que l’on appelle grains de suie ou corpora nigra, se détachent de l’iris et masquent une partie de la pupille de l’animal. Ces petits “choux-fleurs” noirs qui ourlent le bord supérieur de l’iris sont en quelque sorte les lunettes de soleil du cheval, qui protègent son œil des rayons du soleil.
Les ruminants aussi
Les chevaux ne sont pas les seuls animaux à en posséder. Les vaches, les chameaux, les dromadaires, les lamas en ont aussi. En observant leurs yeux, vous y verrez des granules iridiens se détachant aussi bien des berges supérieures des iris que de leurs berges inférieures, constituant de véritables peignes protecteurs de la lumière. Les chevaux, eux, n’ont des grains de suie qu’au pôle supérieur de la pupille.
De rares pathologies
Il semble extrêmement rare que les grains de suie gênent la vision des équidés, même lorsqu’ils sont très volumineux. De petits kystes bien ronds et pédiculés, comme des ballons, se détachent parfois des grains de suie. Ils sont mobiles dans la prunelle et laissent passer la lumière lorsqu’on les éclaire fortement. Il ne faut pas les confondre avec les mélanomes, qui sont très rares mais qui forment des tumeurs solides opaques à la lumière. Les kystes issus des granules iridiens sont généralement sans conséquence pour la vision. On peut toutefois les “dégonfler” grâce à un traitement au laser.
Incidence sur la vision
On ne sait pas avec précision dans quelle mesure ces excroissances occultent la vision des chevaux vers le haut. Les rares études dont on dispose mettent toutefois en évidence une zone aveugle perpendiculaire au chanfrein de l’animal, laquelle impliquerait qu’il lève la tête pour voir devant lui.