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L’allongement

27 juillet, 2009

L’allongement consiste à augmenter la vitesse de l’allure dans laquelle on se trouve. Mais l’accélération résulte uniquement du mouvement plus ample des membres du cheval, et non de la rapidité du mouvement. Ainsi, un bon allongement ne doit pas être obtenu dans la précipitation mais provient d’une allure équilibrée et élastique.
Varier régulièrement les allures tout au long du travail permet de rendre son cheval plus attentif car il s’attend à tout moment à un changement, auquel il doit être prêt à répondre, ce qui lui rend le travail moins monotone. Enfin, dans le cas où le cheval ne réagit pas parfaitement aux aides, cet exercice améliore sa réponse aux jambes lors de l’accélération et aux mains lors du ralentissement.

Amplifier sans précipiter

Mais alors, comment faire un bon allongement sans augmenter la vitesse de poser des membres? En réalité, la réponse se trouve dans le terme “allongement de l’allure”; il faut augmenter la longueur des foulées du cheval. Il faut tout d’abord rechercher une augmentation progressive des postérieurs, par des actions alternées des jambes au moment où les postérieurs s’avancent. Cela les contraint à aller plus loin sous le cheval, entraînant un détente plus puissante, ce qui laisse plus de temps aux antérieurs pou s’étendre. Simultanément, il faut progressivement ouvrir ses doigts, tout en gardant le pouce et l’index fermés. Le cheval va pouvoir avancer légèrement le bout du nez, libérant ainsi ses épaules pour une meilleure extension des postérieurs.
L’allongement au pas et au galop présente une particularité : en effet, à ces deux allures, le cheval utilise le balancier naturel qu’est son encolure pour se mouvoir. il ne faut donc pas contrarier ce mouvement naturel mais l’accompagner souplement. Au galop, attention à ce que l’utilisation excessive de ce balancier naturel n’amène pas sa monture à se déséquilibrer et à mettre tout son poids sur l’avant-main, précipitant ainsi l’allure.
L’allongement n’étant pas un exercice facile à réaliser, tant pour le cavalier que pour le cheval, on peut souvent être confronté à des difficultés qu’il faudra résoudre. Parmi les plus courantes : le cheval qui tire au cours de l’allongement. Ce comportement peut avoir plusieurs origines. La plus courante est une faute de main : le cavalier cherche par tous les moyens à conserver le contact avec la bouche de son cheval, pour lui offrir un point d’appui correct.

Un contact moelleux

or, cette main trop dure empêche la monture d’étendre correctement son encolure. Trouvant un point d’appui trop fixe, le cheval va s’appuyer dessus pour allonger, ce qui donne cette sensation de traction. La solution consiste à relâcher ses doigts sur les rênes, voire à avancer ses mains dès que la traction se fait sentir. Le cheval, perdant son point d’appui, devra se redresser pour garder son équilibre et cessera de porter tout son poids sur le mors. Cependant il se peut que le cheval ait besoin de s’appuyer pour allonger. Auquel cas le problème ne réside pas réellement dans l’allongement mais est dû à un manque d’équilibre, qu’il convient de résoudre par le dressage avant de vouloir aller plus loin. Parfois, au contraire, alors que l’on demande un allongement à son cheval, en poussant dans les jambes, on avances systématiquement les mains, le privant de ce point de contact indispensable à la parfaite exécution du mouvement. En le mettant ainsi dans le vide, on le déséquilibre, provoquant un départ à l’allure supérieure. Il faudra donc mettre en œuvre tout son tact équestre pour savoir rendre et reprendre dans ses rênes à bon escient.

Conseils

Vérifier que son cheval respecte ses actions de mains et de jambes et qu’il reste en équilibre.
Ouvrir progressivement ses doigts sur les rênes en agissant alternativement avec ses jambes.
N’allonger pas trop longtemps, cela pourrait nuire à l’équilibre de son cheval.
Garder ses mains bien qu contact (mais pas rigides!) sans quoi sa monture pourrait précipiter et tomber dans le galop.

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