Que faire quand le cheval se cabre?
3 août, 2009
Savoir distinguer le simple réflexe de peur et la défense vicieuse permet d’adapter sa réaction à la situation.
Pourquoi le cheval se cabre-t-il?
Le cabré est un geste inné. Un jeune cheval confronté à un mâle plus vieux se cabre de façon agressive, à la fois pour impressionner son partenaire, et pour s’en défendre. Il s’agit d’une position combative, plus fréquente chez les animaux mâles, castrés ou non, que chez les juments.
Chez le cheval domestique, c’est une réaction de peur ou une révolte contre une contrainte qu’il n’accepte pas. Dans ce cas, on parle de défense.
Les chevaux entiers conservent un fort instinct et se cabrent facilement.
Le cheval réactif
Certains chevaux rétifs emploient cette défense de manière systématique à chaque fois qu’on leur demande quelque chose qui leur déplait. S’il n’a pas été corrigé avant l’âge adulte, ce défaut risque de ne jamais disparaitre. De tels chevaux sont dangereux et, quelles que soient par ailleurs leurs qualités, celles-ci sont gâtées par le retour imprévisible de cette réaction. C’est pourquoi lorsqu’on se porte acquéreur d’un cheval, il convient de le tester dans des conditions réelles et de prendre le temps de le confronter à des situations de peur. Si le cheval semble se cabrer pour un oui ou pour un non, mieux vaut renoncer à l’achat.
Réaction de peur
Beaucoup de chevaux se cabrent uniquement dans des occasions particulières et assez rares. Le plus souvent, le cabré est provoqué par la peur : peur de monter dans un van, d’entrer dans un local sombre ou dont l’entrée semble étroite; peur d’une odeur déplaisante ou d’un animal sauvage; peur de l’eau ou d’un obstacle inhabituel,…
Ce geste est également déclenché par la douleur. Les dentistes de chevaux en savent quelque chose… en équitation, une main trop dure ou une embouchure trop sévère, une séance de travail excessivement contraignante peuvent inciter le cheval à se révolter contre la souffrance.
Faut-il corriger le cheval qui se cabre?
Corriger ce défaut chez un cheval adulte est presque impossible. Lorsqu’on connait un cheval, on cherche à prévenir ce geste en évitant de le bloquer dans des situations qui provoquent chez lui le cabré.
Ne pas chercher l’affrontement
Dès que les défenses de la tête et le l’encolure laissent présager le mouvement de levade, il faut passer à autre chose, et revenir par la suite, dans le calme, sur les lieux ou à la demande qui ont provoqué la défense. De toute façon, chez un cheval rétif, l’affrontement ne sert qu’à renforcer l’intensité de ses défenses. En revanche, cette tendance doit absolument être contrée chez un poulain dès son apparition.
Comment réagir quand le cheval a peur?
Dans des situations comme la montée dans un camion ou l’entrée dans un local sombre, il faut essayer de comprendre précisément ce qui effraie le cheval : l’ombre, l’étroitesse du lieu, le bruit des pas sur le pont,… Il existe souvent un moyen de détourner le cheval de ses appréhensions. Des solutions classiques consistent à éclairer l’endroit (en ouvrant la petite porte à l’avant du van par exemple), à couvrir le pont avec une couverture ou à faire entrer un autre cheval avant celui qui a peur. Parfois, il suffit de ne pas tirer sur la longe et de laisser le cheval inspecter les lieux, puis s’y introduire à son rythme, comme de son propre chef.
Si le cheval a eu peur d’un bruit, d’un animal ou d’une odeur, et que ce geste est exceptionnel chez lui, il faut le rassurer. Une correction serait aussi néfaste qu’inutile.
Quelle attitude adopter?
On n’est en général pas désarçonné par un cheval qui se cabre car le mouvement, plutôt lent, est facile à suivre. Mais un cheval qui se cabre vivement se lève parfois trop haut sans bien contrôler son équilibre. Il risque alors de tomber sur le côté ou pire, de basculer en arrière. Le cavalier peut se trouver pris sous la masse du cheval, d’où des blessures parfois sérieuses.
Si le cheval se cabre, il faut se pencher en avant, en prenant appui sur les étriers. Il faut attraper la crinière ou s’accrocher à l’encolure si nécessaire. Le but est de peser sur l’avant main du cheval pour lui faire reposer les antérieurs. Il faut surtout éviter de tirer sur les rênes.
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